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Picasso, le peintre qui fait couler tant d’encres

lundi 7 avril 2014

Picasso. Et voila je vous l’avais dit ! Je vous parlerai de ce peintre, car s’il y en a un qui déclenche toujours des polémiques c’est bien lui ! On aime, on n’aime pas, on comprend ou pas, on crie à la fumisterie, on applaudit le génie, etc. Le moins que l’on puisse dire, c’est qu’il ne laisse pas indifférent. Essayons tout d’abord de comprendre son œuvre, et plus précisément ses peintures cubistes. Picasso a connu plusieurs étapes de création. Il y a eu avant ses œuvres abstraites, des peintures figuratives, académiques, très expressives de ses états d’âmes, marquées par des dominantes de couleurs (période bleue puis rose). Puis sous l’influence graphique de l’art africain, et porté par l’élan de créativité né de ses rencontres avec d’autres peintres, il crée les demoiselles d’Avignon. La clé de son succès est le souci de créativité.

Picasso innove dans ce sens. La forme, à l’image des masques africains se déchire et se casse pour se reconstruire différemment. Le cubisme est né. Puis, effet boule de neige, c’est la voie vers l’abstraction, autrement dit, l’abandon pur et simple de toutes formes, rigoureuses et réaliste.

La peinture de Picasso marque donc se tournant dans l’histoire de l’art, la route vers l’art abstrait. Il fallait y penser. De nos jours nous sommes habitués à voir l’art, la peinture sous de multiples aspects, des plus « tordus », « farfelus » au plus simple. L’originalité n’a plus le même sens, la créativité non plus. Elles s’expriment timidement sans renouveaux transcendantaux.

Imaginez seulement quelle put être la stupéfaction, l’étonnement, de découvrir la peinture cubiste de Picasso en 1909. Cette démonstration d’inventivité tient du génie.

Pour comparer avec humour, c’est comme si Pink Floyd avait sorti son premier album en 1900.

Une telle créativité engendre le succès, la popularité, et ce qui est intimement lié à l’art, la spéculation. Il aura su garder toute sa vie sa popularité par un renouveau constant et  gonfler sa côte d’année en année.

On peut ne pas apprécier, mais en aucun cas ne pas saluer son œuvre et créativité.

Et vous, qu’en pensez-vous ?

 

 

 

 

On vous souhaite de joyeux SOLDES !

mercredi 8 janvier 2014

Salut les Artistes,

Un p’tit coup d’oeil du côté du site de vente en ligne de matériel pour les Artistes.
Ce matin, l’équipe peaufine le site (et oui, tout est en place!).
Les bonnes nouvelles de janvier


Quelques bonnes centaines de références beaux-arts en promotion … On les cite en vrac : peinture à l’huile, gammes de tubes et flacons acryliques, aquarelle, pastels, pinceaux et brosses, châssis entoilés, médiums et vernis, chevalets, coffrets et sets, arts graphiques, feutres pour manga et bien d’autres encore.
Côté encadrement, c’est aussi en place depuis ce matin : caisses américaines (et oui, on a envie de vous faire plaisir et ce produit phare de Label Art est en promotion) et une sélection de cadres pour châssis entoilés et de sous-verre d’Art.

Parce qu’on annonce « soldes et promotions », on en profite pour se faire plaisir, après Noël, on a pensé que vous seriez sans doute heureux de vous offrir l’encadrement qui vous plait et Label Art vous propose un code privilège :

15% sur tous les encadrements de votre choix, jusqu’au 15 janvier

Code : VIP5321

A très vite sur le site, et JOYEUSES SOLDES !

Elisa

Bien choisir le format de son châssis entoilé

mardi 17 décembre 2013

Petit ou grand format ????

Ce n’est pas toujours facile de faire un choix pour le format de sa toile. La personnalité du peintre entre souvent en ligne de compte pour opter entre un grand, voir géant tableau ou un petit, voir minuscule, tableau.

Pour le peintre amateur, le choix s’opère souvent suivant la difficulté à laquelle il sera confronté. Un grand format fait peur et impressionne bien souvent. Les petits sont alors rassurants et dans l’idée plus maîtrisable. C’est une erreur !

Plus la toile est petite et plus la précision est de rigueur. Qui dit précision dit maniabilité et maîtrise. On pense aussi que la réalisation du tableau sera plus rapide. Ce n’est pas forcement vrai ! Avec un grand format, on va déjà travailler avec des brosses adaptées, donc grosse. Nos gestes et nos touches seront plus amples, plus énergiques, et point fondamental,  plus spontanés. On pourra apporter aussi plus de nuances, plus de fantaisies et variations à nos couleurs sur un même sujet. La précision requise des petits formats n’est pas ici nécessaire. Et dernière point, tout en peignant on a ce recul pratique en peignant le bras tendu et en tenant la brosse du bout du manche.

Seul inconvénient, et pas des moindres, des grands formats : il faut trouver la place pour soit les ranger ou les accrocher au mur !!!

Essayer, même si les grandes toiles vous font peur. C’est de toute manière une expérience à tenter et elle sera très enrichissante.

Matériel :

Les châssis entoilés Label Art des formats 0 au format 120

Les brosses et pinceaux Isabey et Raphaël

Les couleurs acryliques

Les couleurs à l’huile

Les vernis et médiums

Et pour connaître le tableau des formats français, c’est par là

Quelles sont les caractéristiques d’un tableau réussi ?

vendredi 22 novembre 2013

 

Nous avons déjà comme première composante un dessin équilibré, avec une bonne répartition des masses et volumes. Ensuite le choix des couleurs est important pour une belle harmonie d’ensemble, avec un travail de celles-ci maîtrisé pour l’exécution du modelé, de la profondeur, des contrastes.

Dernier détail important : le coup de brosse !!

Je l’ai déjà évoqué lors d’article précédent, on relève beaucoup de maladresse dans le coup de brosse, parmi de nombreux tableaux d’amateurs. L’erreur la plus récurrente est de vouloir suggérer le volume ou la forme de l’objet en donnant un sens aux marques imprimées par  la brosse sur la toile, aux touches de pinceau. Par exemple j’ai souvent vu peindre de manière circulaire pour réaliser une pomme, un citron, une tomate. Un citron c’est rond, alors on tourne la brosse en rond et ainsi par ce sens donné aux touches on exprime ce volume !!! Et bien cette logique ne fonctionne pas !! Au contraire elle donne une écriture naïve à l’œuvre. C’est le modelé (travail d’ombre et lumière) et lui seul qui exprime la forme, le volume

Il faut dans tous les cas avec une touche irrégulière. Tournoyer sa brosse quelque soit le sujet sera du meilleur effet. Ainsi on évitera de lisser à l’horizontale nos ciels, et toutes surfaces planes (maison, chemin, champs, etc.) et de suivre les contours de toutes autres formes.

Une touche vive, tournoyante, sera plus expressive, dynamique et jolie.

Pour aller plus loin :

Un peu de lecture

 

 

 

 

Bien choisir ses rouges en peinture d’Art

vendredi 22 novembre 2013

Bien choir ses couleurs pour opérer de beaux mélanges ne relève pas de l’approximatif. Obtenir des couleurs réussies par mélange demande une certaine expérience et de bonne notion. Parmi tant d’autres, il y celle de déjà à la base, sélectionner les couleurs adéquates. Pour exemple on sait que l’on obtient du orange par mélange de jaune et de rouge. C’est une évidence !!  Mais bien choisir son jaune et surtout son rouge l’est moins. Il existe plus d’une dizaine de rouge, bien différents les uns des autres. Les différences peuvent parfois sembler subtiles mais elles jouent un rôle important dans la définition futur du mélange. Il faut savoir qu’il existe 3 classes de rouge : ceux à tendance orangée, les neutres et ceux à tendance violacée. La laque carminée pour exemple, associée à du jaune donnera un orange terne et foncé, alors que le vermillon produira un orange flamboyant et lumineux. A l’inverse ce même vermillon avec une pointe de bleu produira une valeur violacée sale. Il est donc important de bien choisir le rouge qui convient pour ses mélanges. De même qu’il faudra bien choisir ses rouges en fonction de ses sujets. Pour peindre un coquelicot, une tomate, nous éviterons les rouges à tendance violacée, qui seront plus adéquates pour peindre des raisins rouges, des orchidées, et autres fleurs violacées.

Le mieux et le plus simple est alors d’utiliser que les rouges neutres, si l’on ne veut pas s’embarrasser de trop de couleur.

Sur cette photo nous avons de gauche à droite :

1-Vermillon, rouge de cadmium clair, rouge de cadmium moyen (rouge à tendance orangée).

2-Rouge primaire, rouge azoïque (rouges neutres)

3-Puis la laque carminée (et tous les carmins) et la laque de garance (rouge à tendances violacée).

 

Pour aller plus loin dans votre choix de peinture pour les beaux-arts :

 

 

 

Comment appliquer un mortier de structure sur sa toile

mardi 12 mars 2013

J’aime beaucoup les peintures riches en matière. Ce n’est pas mon style d’écriture, mais lorsque la toile présente une structure, du relief, je trouve cela très beau.

Je ne fais pas référence à la peinture au couteau. Je parle bien du fond, de la base sur laquelle l’œuvre est exécutée. Cela peut être un atout pour présenter des nuances et altération de la couleur.

Pour ce faire sur notre toile blanche, il faut appliquer un apprêt acrylique de préférence avec pour base un médium gel épais. Dans ce gel on peut ajouter de la poudre (enduit, poudre de marbre, sable) pour donner du grain et plus d’épaisseur. Il existe des gels tout prêts qui contiennent déjà une charge. Les gels médiums Liquitex sont excellents et présentent des grains différents au choix. Appliqués au couteau, au pinceau, nous avons après séchage complet, une surface qui ressemble à un petit crépi. Il reste ensuite à peindre comme on le veut, à l’acrylique ou à l’huile sur cette surface. L’intérêt est de se servir des irrégularités présentes pour altérer nos couleurs, les patiner, par essuyage, frottage, « raclage » au couteau.

Plein de nouvelles nuances apparaissent, impossibles à obtenir sur un fond lisse. La peinture se dépose dans des aspérités, des trous, bute contre des arrêtes, pour offrir tout un jeu de vibration et matière.

C’est à essayer impérativement, quel que soit le sujet.

Matériel :

Savoir poser des violets sur sa toile

vendredi 1 mars 2013

Observez ce tableau à l’huile et surtout le jeu de couleurs exprimée pour donner du relief à tous les éléments qui compose cette vue d’une rue au Maroc.

Toutes les couleurs sont chaudes, vives et fortes. Elles ont été délibérément saturées afin d’apporter plus de vie et de soleil à ce sujet. Mais ce que je voudrai principalement vous faire remarquer, est la couleur des ombres. Sur les murs et le sol ocre orangé, la djellaba blanche du personnage, les tuiles et poteries, on distingue des ombres violettes. Un même et unique violet pour réaliser ces ombres, plus ou moins foncé selon les endroits. Ce violet est posé par-dessus les couleurs existantes, sans se mélanger à elle, avec juste une légère transparence. Il est composé d’un mélange de violet de cobalt foncé (violet foncé), et d’un violet de cobalt clair (fushia). Mélangé directement aux couleurs présentes sur le tableau, que ce soit sur la palette ou sur la toile, il donnerait des valeurs grises sales et ternes. Il faut donc poser subtilement notre couleur d’ombre pour éviter de mauvais résultats. Le mieux est d’attendre que le fond soit sec ou juste pris, pour opérer.

Pour peindre des paysages hauts en couleur et chaleur, l’utilisation du violet produit de beaux effets. Et si l’on regarde bien ces paysages, de l’Afrique au Colorado, en passant par le Vaucluse, on peut percevoir très légèrement cette petite touche de couleur dans les ombres.

Vous trouverez de très beaux violets chez

  • Pour la peinture à l’huile :

Royal Talens avec sa gamme Rembrandt

Lefranc & Bourgeois et son extra fine Lefranc

  • Pour l’acrylique :

Liquitex, acrylique extra-fine

Basics de Liquitex

Artist de Winsor & Newton

Amsterdam chez Royal Talens

Peindre des paysages de neige

lundi 18 février 2013

L’hiver, c’est aussi l’arrivée d’un manteau neigeux pour le plus grand bonheur de tous. La neige évocatrice de douceur, la beauté d’un paysage immaculé, la sérénité provoquée par le silence, les crissements des bottes, les cris des enfants. La neige est source d’inspiration !

Peindre un paysage sous la neige, ce n’est pas que du blanc et du gris. Même un tel décor peut être représenté avec une multitude de couleurs. Elles seront plus douces certes mais bien présentes, et apporteront à l’œuvre une richesse incomparable. Sur ce tableau de Roland, réalisé lors d’une séance avec ses élèves, nous avons sous les yeux toutes les couleurs possibles et intéressantes pour donner de la vie, de la beauté, du dynamisme à un paysage pourtant sobre en apparence. Nous avons ici du bleu primaire, du bleu outremer, du violet foncé, du fuchsia, ajoutés à du blanc pour toutes les valeurs d’ombres. Pour équilibrer avec ces couleurs et produire à l’inverse quelques valeurs chaudes, nous avons de la terre verte, de l’ocre jaune, de la terre de sienne brûlée et de la terre d’ombre brûlée, pour les végétations.

L’ensemble est harmonieux et loin de représenter le classique paysage enneigé triste et froid. C’est une autre manière d’interpréter de type de décor.

A chacun de peindre selon son humeur.

Et vous ? Que vous inspire ce mois de février ?

Matériel utilisé :

Peindre la neige, c’est utiliser une très jolie palette de nuances, que vous trouverez dans l’huile chez Rembrandt ou Lefranc & Bourgeois via leur extra fine, dans une qualité similaire côté peinture acrylique je vous recommande Liquitex et Royal Talens avec Amsterdam. Winsor & Newton et son acrylique Artist ou encore pour les aquarellistes, il existe aussi l’aquarelle en demi-godets ou tube. Pour les pastellistes, pensez à Rembrandt ou aux pastels à l’Ecu Sennelier.

Le support sera important, on peut se pencher vers un choix de qualité comme les toiles enduction universelle en coton ou lin pour un travail plus en pâte ou encore vers des papiers beaux-arts de type Clairefontaine.

 

 

 

Un stage de peinture au Maroc

mardi 12 février 2013

Bonjour

Peindre en découvrant la magie d’un endroit enchanteur…

Il existe maintenant beaucoup de stages de peinture qui combinent des séjours, des partages de moments de vies, avec des peintres. On peut découvrir des cadres enchanteurs, se nourrir de sérénité, peindre et profiter de ces séjours pour découvrir aussi d’autres formes d’expression : cuisine, photo, philosophie.

Je trouve interessant le concept d’approcher la peinture avec un regard différent. Partager plus qu’un cours, des moments de complicité avec une équipe, des marches en pleine nature suivies d’un cours sur ce qu’on a découvert. Sortir un carnet avec un groupe d’élèves … Et puis voyager !

Paris, Rome, la campagne … Et tant d’autres thèmes.

Je ne peux tous les sélectionner ces stages là, et d’ailleurs si vous en connaissez ou en animez, c’est le moment de m’en parler et de vous recommander sur ce post. En attendant, je vais déjà citer celui de mon ami Roland qui se déroule au Maroc. Je connais quelque peu les régions de ce pays, et j’ai été séduite par les ocres, les couleurs franches, les contrastes, les nuits étoilées. Si vous optez pour un stage, découvrez celui-ci car il vous permettra au-delà de vous perfectionner évidemment et d’apprendre encore et encore, de découvrir ou re-découvrir Essaouira, Marrakech, et l’Atlas.

Voici pour illustrer ce qu’explique Roland, un cours video qui vous permet de réaliser des aquarelles remarquables :

 

J’aime son approche technique et ludique, vous apprendrez beaucoup avec lui !

Pour en savoir plus c’est ici

Et on n’oublie pas son carnet de voyage et sa boîte de couleurs ! :-)

 

Maîtriser l’Art du lavis en aquarelle

lundi 4 février 2013

 

Notre ami et fidèle démonstrateur Roland est un filou !

Après avoir réalisé pour nous une sympathique démo à l’aquarelle, en nous expliquant la technique du travail dans le frais, soit humide sur humide, pour obtenir de beaux dégradés et fondus, je suis passée à l’acte. Le voir travailler parait si facile que je me suis risquée à expérimenter cette technique. Evidemment ce n’est pas si facile. L’aquarelle sèche trop vite et quand il s’agit de traiter ainsi de grandes surfaces, l’exercice fut périlleux et pas satisfaisant à mon goût.

Je lui ai donc demandé quelques précisions et comment faisait-il pour garder ces lavis humides.

Il m’a donc dévoilé un petit secret (de polichinelle cela dit) !

Quand on a de petites surfaces à traiter, pas de souci ! Tout se passe comme expliqué dans la démo. Mais quand la zone à peindre est grande, ralentir le séchage peut s’avérer bénéfique pour opérer de subtils, doux et délicats dégradés. Ainsi on évite les marques de reprises.

Il faut tout simplement mettre dans notre eau de la glycérine. L’aquarelle du commerce, en tube ou en godet en contient déjà. Dans notre petit pot d’eau (un pot de yaourt par exemple) servant à dilué nos couleurs, il faut juste ajouter une petite cuillère à café de glycérine et le tour est joué. Attention, point trop n’en faut !!! Sinon d’autres effets indésirables pourraient apparaître (retrais, dispersion non homogène du pigment, collant trop fort).

Merci du conseil, je vais de ce pas tester cet additif.
Pour le cours en pas à pas c’est ici : Fleurs à l’aquarelle

Matériel utilisé :

Feuille d’aquarelle Clairefontaine

Sennelier aquarelle au miel

Pinceaux pour l’aquarelle Isabey