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Comment peindre avec des enfants ?

mardi 25 décembre 2012

Une de mes distractions favorites est de peindre avec mes enfants. Ils sont trop mignons avec leurs petites blouses.

Evidemment d’année en année, ils grandissent et leurs réalisations changent.

Il y a une période ou ils sont capables de réaliser de vrais chefs d’œuvre de peinture abstraite. Puis en grandissant ils optent naturellement vers une recherche de figuration, et malheureusement, c’est moins joli. Leur peinture représentant un soleil, une maison, papa et maman à côté d’une grosse fleur, c’est gentil, charmant mais pas vraiment beau !

Alors que tout petit, ils ne recherchent pas à peindre quelque chose de précis, mais juste à étaler de la peinture de-ci de-là. Le résultat, pour peu que l’on sache les diriger un peu, est magnifique. Voila comment s’y prendre :

Premier conseil, Il faut être vigilant et rapide.

Sur une table, étalez une toile, un carton toilé ou un carton épais. Préparez des petits pots avec des jus épais de couleurs acryliques (peinture acrylique fluide et un tout petit peu d’eau). J’insiste, de la peinture acrylique, pas de la gouache. Mettre une brosse plate dans chaque pot. Donnez-leur que peu de pots avec un assortiment de couleur réduit. Par exemple, un bleu de outremer, un vert émeraude, du blanc, et du noir. Ensuite donnez le feu vert et laissez l’enfant peindre pendant une dizaine de minutes seulement sur sa toile avec pour seul impératif celui de tout recouvrir. Il va s’éclater à changer de couleur souvent, à empâter, à faire des coulures. A un moment il faut savoir dire stop. Si l’on attend trop longtemps, il aura tellement gribouillé la toile que toutes les couleurs seront mélangées. Donc retirez la toile, donnez lui un autre support avec d’autres couleurs et rebelote. Vous verrez, ils vous feront de vraies merveilles d’art abstrait. Mes murs sont couverts de leurs tableaux.

Ça marche avec tous les enfants. Ce tableau en est la preuve. Il est d’Adam, 3 ans, un artiste en herbe n’est ce pas ?

Matériel pour peindre :

Acrylique Amsterdam en tube 120 ml

Acrylique Liquitex Basics tube 118 ml

Toiles Lefranc & Bourgeois

Cartons entoilés Clairefontaine

Toiles 3D Lefranc & Bourgeois

Comment réussir à peindre un portrait

jeudi 20 décembre 2012

La peinture de portrait présente de multiples difficultés. Outre le dessin du visage, la ressemblance, les tons de chair et le bon placement des ombres et lumières, avec leurs bonnes valeurs, il y a la chevelure, le rendu de cette « matière », qui est bien souvent mal interprété, ou naïvement peint.

L’erreur la plus fréquente est de vouloir peindre les cheveux « fil à fil ». C’est-à-dire par une multitude de traits et courbes fines faits à la pointe d’un pinceau. On sait qu’une chevelure est constituée de millier de cheveux. Les peindre un à un relève du labeur et n’offre pas un beau résultat.

Voici mes conseils pour réussir cette épreuve.

Tout d’abord il faut aborder cette matière comme une masse compacte. Comme si la chevelure était en fait du tissu, ou un liquide recouvrant le crâne, en élevant le volume. Ensuite avec une brosse, prolongez par endroit cette masse pour former des mèches (plus ou moins courtes, ou longues suivant la coupe). Nuancez le tout suivant l’incidence de la lumière en apportant des valeurs claires et foncées. Si l’on traite une chevelure brune (Monica Bellucci par exemple…elle est trop jolie), la masse sera peinte en gris très foncé, les parties claires en gris bleuté, et les sombres en noir (je préfère même un gris encore plus foncé). Ensuite on va « ouvrir » des espaces dans cette masse, avec des zones très foncées, peintes comme des mèches, dans les parties claires. Inversement, on ouvre des espaces clairs, peints aussi comme des mèches dans les zones foncées. On peaufine le travail avec quelques éclats de brillance (Les cheveux de Monica sont si bien entretenus qu’ils brillent beaucoup…star oblige), en blanc légèrement bleuté. Il ne reste plus qu’à placer des mèches toutes fines de-ci de-là avec un pinceau fin.

Ce détail d’une étude de nu de Roland illustre cette méthode, applicable aussi bien à l’acrylique qu’à l’huile ou au pastel. A l’aquarelle il faudra juste dans le frai opérer quelques enlevés au pinceau sec ou au papier essuie tout, pour faire ressortir des mèches claires. Et si vous n’y arrivez toujours pas, optez pour des portraits type Zidane ou Michel Blanc. Oh je plaisante… ! 😉

 

 Pour aller plus loin :

Librairie : Tout savoir sur les portraits avec Les cahiers du Peintre de Fleurus et la collection Leonardo

Notre sélection de pinceaux Raphaël et Isabey

Acrylique Liquitex, Winsor & Newton, Amsterdam

Huile Rembrandt de Talens et Lefranc extra fine

Pastel à l’Ecu Sennelier

Aquarelle Sennelier

Toiles Label Art

Le cours du mois : maîtriser le clair-obscur

lundi 22 octobre 2012

S’il y a bien une technique de peinture qui me fascine, c’est le clair obscur. Cette manière de mettre en valeur des éléments, sur un fond sombre a quelque chose de magique. Elle donne aux œuvres un caractère intimiste, mystique et précieux. J’adore. Une petite démo expliquant cette technique serait super intéressante. J’ai soumis cette idée à Roland Charbonnier, et aussitôt dit aussitôt fait.

Voila ce qu’il nous a servit :

« Comme il se doit, je commence par un petit dessin représentant un gros poivron vert »

 

« Je place mes couleurs de fond en commençant par le poivron : Un joli vert composé de vert de vessie, de terre verte, d’ocre jaune, une pointe de blanc, et par endroit une pointe d’ocre rouge »

 

« Je poursuit par le fond, très sombre, avec un mélange d’ocre rouge et de terre de Cassel. Déjà je place l’ombre portée (terre de Cassel pure) de mon poivron en donnant une direction à ma lumière. On observe que le premier plan du fond est plus clair (moins de brun) »

 

«  Ensuite je réalise le modelé de mon légume avec des nuances vert foncé (vert de vessie, terre verte, noir) pour les ombres, et vert clair pour les lumières (vert de vessie, jaune). Je sculpte ainsi les reliefs de mon poivron avec ces nuances. »

 

« je peins la queue de mon légume avec des valeurs ocre, puis j’ajuste l’intensité de mes ombres propres pour avoir une valeur proche de celle du fond. Les ombres propres du poivron doivent de fondre et même se confondre avec le fond. Ainsi nous devons avoir l’impression que le fond enrobe bien le poivron »

 

« Je force sur la lumière avec du blanc sur les quartiers de face du légume. Deux petites gouttes d’eau en trompe l’œil pour animer le tout, et voila. On remarque que les contours de mon poivron sont à peine perceptible car fondus »

« On voit au travers de cette étude que le contraste doit être fort entre le fond, très sombre, et le premier plan qui reçoit une forte lumière. Cette lumière disparaît peu à peu pour être envahit par l’obscurité. C’est ce que l’on appelle le clair obscur

Impressionnant, efficace, comme d’habitude !

Merci Roland.

Liste du matériel utilisé :

> 1 Toile Label Art Lin Moyen

> Des pinceaux Raphaël et Isabey

> Couleurs : Rembrandt Huile 40 ml, Lefranc & Bourgeois extra-fine 40 ml

> Fusains et crayons Faber-Castell

 

 

Comment peindre des aquarelles hautes en caractère ?

lundi 8 octobre 2012

Sur la plupart des aquarelles que je vois lors d’exposition d’amateur, les couleurs sont toujours légères et douces. Il est vrai que ce matériel est idéal pour réaliser des peintures toutes en douceur et clarté. Si bien que l’adjectif « aquarellé » définit maintenant des couleurs claires et lumineuses, tant en décoration qu’en peinture.

Pourtant même à l’aquarelle il est possible de forcer les valeurs jusqu’à obtenir des couleurs foncées et denses. C’est avec la quantité d’eau que l’on joue sur la couleur. Et bien avec vraiment très très peu d’eau on peut avoir des couleurs très fortes et foncées. Le mieux pour ce faire est de travailler avec de l’aquarelle en tube. Elle est plus facile à manier pour ce type de traitement, car déjà fluide. Ensuite on choisit un papier très épais, au fort pouvoir d’absorption pour superposer différents jus afin de forcer la teinte. Il y a des papiers qui saturent dans lesquels la peinture reste en surface et ne pénètre pas. Ils ne sont pas idéaux dans ce cas. Je ne répéterai jamais assez que l’expérimentation est nécessaire pour trouver son papier idéal.

Tentez l’expérience. Procurez vous de l’aquarelle en tube, et forcez les couleurs.

Les contrastes sont si beaux quand ils sont bien marqués.

C’est d’autant le moment que Sennelier vous offre une palette totalement remaniée, l’aquarelle au miel. Pour ceux qui n’ont pas eu encore le bonheur de la découvrir, je vous invite à relire ce billet :

Et Sennelier réinvente l’aquarelle

Les papiers Clairefontaine à grain torchon constituent une surface idéale pour une aquarelle forte, et hautes en couleurs :

Voir la gamme Etival

Voir la gamme Fontaine

Les coffrets d’aquarelle : pratiques pour une palette équilibrée et harmonieuses


Comment réussir à peindre les arbres ?

jeudi 27 septembre 2012

La plus grande difficulté dans la peinture de paysage est de peindre les arbres. Trouver les bons verts notamment n’est pas évident. Il en existe de multiple tout près en tube qui font merveille : les verts anglais, la terre verte, le vert olive, le vert de vessie etc. Pour plus de nuances il est parfois utile de procéder à de judicieux mélanges en prenant du bleu. On sait, enfin je le rappelle, que l’on obtient du vert en mélangeant du bleu avec du jaune. Des bleus, il en existe plein. Et bien avec tous ces bleus on peut se concocter différents verts.

Avec du bleu outremer et du jaune, on a un vert assez foncé très terreux. Avec du bleu de Prusse et du jaune, on a un vert clair très lumineux, et des nuances turquoises. Le bleu primaire avec du jaune donne un vert moyen. Avec ces nouveaux verts en base on a une nouvelle palette très variée à exploiter pour interpréter la diversité des feuillages.

Pour avoir un vert très foncé, on peut même utiliser du noir. Juste du noir avec une goutte de jaune suffit. Ce mélange est très utile pour les ombres et zones obscures dans les arbres et forêts.

Pas d’importance pour le jaune à choisir. Que l’on prenne du jaune moyen, clair ou foncé, voir même de l’ocre jaune, la différence est minime. C’est le bleu qui est important et inscrit la spécificité du mélange.

Dans ce tableau pour exemple, les verts des feuillages en arrière plan sont réalisés avec du bleu de Prusse. Pour tout le reste, c’est du bleu outremer avec plus ou moins de jaune de cadmium, de l’ocre jaune, du blanc et du noir pour finir dans les ombres. Concluant n’est ce pas !

Choisisses vos tons parmi les gammes proposées chez Label Art :

Voici une short list idéale :

Le cours du mois : peindre un objet tout blanc

jeudi 13 septembre 2012

Roland s’il te plait peux tu nous expliquer comment peindre un objet tout blanc. Il ne suffit pas de laisser sa toile sans une goutte de couleur pour ce faire ! Ça ne marche pas comme ça ! Alors pour peindre une tasse de porcelaine, une feuille de papier, les nuages, un drap, un ours polaire, la banquise, ma robe d’été, voici une sympathique démonstration à l’acrylique, qui révèle les clés de cette énigme.

C’est à toi Roland !

1-   « Comme d’habitude je commence par un petit dessin léger au fusain : une tasse et une théière. Tout paraîtra blanc et même le fond, mais sans être véritablement blanc »

2-   «  Je pose ensuite une très très légère couleur sur chaque éléments. Du crème pour les porcelaines avec du blanc de titane et de la terre d’ombre naturelle et de l’ocre jaune. Du blanc avec du noir et du bleu outremer pour le fond. On a ainsi un gris chaud pour le sujet, et un gris froid pour le fond »

 

3-   «  Je compose mon modelé en accentuant ces nuances.»

4-   « Je place mes ombres portées et je renforce encore certaines valeurs de gris et affine le travail

5-   « A l’inverse maintenant je renforce mes lumières avec un blanc très peu coloré. Cet apport donne plus l’apparence blanche à mes objets.

 

6-   «  Dernière étape. Je pose avec du blanc pur de beaux éclats de brillance. A l’image de ce petit exercice, ce qu’il faut retenir : seules les lumières sont blanches. Tout le reste est un jeu de gris très léger et coloré différemment pour animer la composition »

 

 

Encore merci Roland pour ces précieux conseils.

Et dire qu’il a fait ça sous mes yeux en même pas 40mn, le bougre ! Il m’énerve parfois !

 

Liste du matériel utilisé :

1 toile coton qualité pro Label Art

Pinceaux pour l’acrylique Raphaël et Isabey

Couleurs pour l’acrylique : Liquitex 59 ml, Basics 118 ml

Fusains et crayons Faber-Castell

Comment réussir une nature morte ?

vendredi 7 septembre 2012

La nature morte c’est ma grande spécialité. Ce n’est pas un exercice aussi facile que ça ! Il faut bien équilibrer sa composition ; bien interpréter le modelé ; jouer avec les couleurs chaudes et froides, vives et rabattues ; savoir jouer sur la profondeur de champ ; et cerise sur le gâteau, reproduire l’effet de brillance. Quand on a la sensation que nos sujets brillent, c’est un plus considérable à notre œuvre. Cela apporte une luminosité qui met en scène les éléments. Jouer aussi sur cette brillance accentuera la profondeur et l’importance des sujets principaux. Ainsi un objet en arrière plan brillera moins que sur le devant de la scène. Alors comment faire ?

Première étape, peindre le modelé sur chaque élément (les ombres et lumières).

Ensuite nous allons apporter un éclat de lumière dans la partie claire du sujet. Cet éclat se fera presque en blanc pur, ou légèrement coloré en fonction du support. Il sera concentré en un point précis. Plus l’objet représenté brille, plus la lumière et l’éclat seront forts. Autre que l’éclat de lumière il y a aussi le reflet. Dans tous objets brillants se reflète ce qui l’entoure (l’effet miroir). Pour exemple sur  une bouteille en verre  nous verrons le reflet d’un petit bouchon de liège poser juste à côté. Ce reflet sera discret et composé d’un mélange des couleurs des deux parties (pour notre exemple, un mélange de blanc, ocre jaune et vert bouteille). L’effet sera saisissant de réalisme. Attention tout de même à ne pas trop forcer sur ces petits trucs. Point trop n’en faut ! C’est ce que me dit toujours ma grand-mère d’ailleurs. Surtout quand je me maquille et que je force sur mon mascara et mon eye liner pour accentuer la brillance de mes beaux yeux J !

 

 

Pourquoi peindre le même en de multiples déclinaisons ?

vendredi 17 août 2012

Vous connaissez certainement les tableaux de Monet représentant la cathédrale de Rouen ; ses meules de foin ; ou encore les multiples vues de ruines de Hubert Robert ; Les autoportraits de Van Gogh etc.

Un même sujet donne lieu à de multiples et différentes interprétations. Suivant la lumière du jour, son humeur, son expérience, peindre un motif plusieurs fois donnera toujours des résultats différents. C’est un bon exercice pour s’améliorer. En effet, plus on recommencera, et plus grande sera la maîtrise du sujet. On pourra ainsi pour optimiser le rendu, varier la touche, les couleurs, l’harmonie, l’équilibre de la composition, la précision, et bien d’autres aspects encore.

On préfère toujours changer de sujet pour démarrer une nouvelle peinture. Mais quand le résultat ne nous satisfait pas, il est intéressant et bénéfique de le recommencer en corrigeant ou juste modifiant quelques détails pour en faire un œuvre de belle facture.

C’est même parfois surprenant de constater la différence !

Vous en pensez quoi ? Si vous déclinez des thèmes, envoyez-les moi par courriel, je serais ravie de les présenter à nos bloggueurs

Elisa@label-art.fr

 

L’utilité des glacis en peinture à l’huile

dimanche 29 juillet 2012

Lors d’un article précédent je vous ai expliqué comment déchiffrer les indications portées sur les tubes de peinture à l’huile. Parmi celles-ci, l’indice d’opacité est très important Il faut bien reconnaître les couleurs transparentes, des couleurs opaques. On imagine bien la difficulté, pour exemple, de peindre un fond, une surface, avec l’idée d’une couleur précise en finition, si celle utilisée ne couvre pas ; Ou bien essayer de peindre de jolis fleurs jaunes sur un fond vert foncé, avec un jaune transparent !

L’opacité a son intérêt, mais la transparence aussi pour d’autres applications.

C’est le cas des glacis notamment. Vous avez peint une belle pastèque, mais le ton général du fruit est terne et peu lumineux. On prend un peu de vert de vessie, un peu de medium, et hop la couleur est ravivée, sans occulter le travail du modelé et des nuances. Pour un ton de chair trop jaune, un glacis avec une pointe de carmin, trop froid ou trop rose, de l’orange, et la peau de votre sujet trouvera sa juste nuance, grâce à ces couleurs transparentes. Pour raviver un bleu, pour un ciel ou autre, le bleu de Prusse fera merveille. L’avantage en utilisant les glacis avec ce type de peinture est de poser sur notre travail comme un filtre ajustant la couleur, sans masquer toutes les nuances réalisées. Plus la couleur est transparente, et plus elle aura la capacité de modifier le rendu, ainsi utilisée.

Mes préférées sont :

Bien évidement, utilisée en glacis, toutes couleurs opaques perdent de leur opacité, mais aussi de leur pouvoir colorant. Ce n’est pas le cas des couleurs transparentes, qui avec plus de médium conserve leur saturation et pouvoir colorant.

Faites l’essai et vous percevrez la différence, comme pour cette étude, sur laquelle j’ai ravivé les couleurs du fond et des oranges, en plaçant un scotch pour voir au mieux l’action d’un glacis avec une couleur transparente

Peindre les poils d’animaux

lundi 14 mai 2012

Regardez ces petits poussins comme ils sont mimi.

Ils sont bien dodus, avec un joli duvet qui semble bien doux.

 

 

 

 

 

 

 

 

C’est un détail d’un tableau de notre ami Roland.

En regardant son tableau je lui ai demandé de me donner quelques conseils sur la manière de rendre cet aspect de duvet, et plus généralement comment interpréter en peinture le pelage d’un animal. Il m’a tout expliqué. Vous voulez savoir ?

OK je vous dis tout.

Donc, m’a-t-il dit, le piège à éviter est de vouloir tout de suite peindre les poils de l’animal. Quel qu’il soit, il faut le peindre comme si les poils n’existaient pas. Comme on le ferait pour une pomme, une pastèque, on travaille la couleur et le modelé comme d’habitude, avec notre jeu de valeurs claires et foncées. C’est seulement après que l’on rend l’illusion du pelage. Pour ce faire, sur la périphérie de l’animal, donc les contours, on réalise un léger fondu avec un « brossage » vers l’extérieur. Ce brossage opéré en emmenant de la peinture au delà du sujet, doit être plus marqué pour un animal à poils longs. Ensuite il nous reste plus qu’à peindre une multitude de poils fins plus ou moins longs à la martre pointue. Ces poils seront exécutés avec des valeurs proches du sujet (et suivant que l’on soit dans la partie claire ou sombre du sujet) tout d’abord, puis de plus en plus clair pour bien ressortir. Cette méthode est simple et efficace.

 

Pour les poils d’animaux, rien de mieux que cette gamme de pinceaux chez Label Art : Eventail Raphaël gamme 3695