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Peindre avec … des fusains

Lundi 16 janvier 2012

Saviez vous que l’on pouvait peindre juste avec des fusains !

On connaît cet outil, sa noirceur, sa finesse, son onctuosité, et sa facilité pour estomper, poser et créer des nuances de gris. Il est l’outil idéal pour réaliser des dessins rapides ou très travaillés en détail, et surtout pour attaquer de grand format. Les étudiants d’école d’art et élèves d’atelier de peinture l’utilisent fréquemment.

L’avez-vous déjà essayé en lavis ?

Généralement, on commence un dessin en traçant les contours, la silhouette avec un trait assez fort. Puis on pose des ombres en remplissant avec des zones foncées plus ou moins larges. Et pour finir on estompe avec les doigts, du coton ou autre pour créer des demi-tons et de jolis fondus.

Et bien au lieu de se servir des doigts, prenez un pinceau souple au poil long  tel le petit gris. Humidifiez le avec plus ou moins d’eau et réalisez vos fondus avec. Cela donnera directement sur le papier un effet aquarellé, mais au fusain. L’estompage ainsi obtenu sera plus marqué, moins doux, plus rude, vigoureux que le travail avec les doigts. Il donnera des nuances de gris différentes. Reprenez par endroit le dessin,  par-dessus ce lavis obtenu, en crayonnant au fusain. Le résultat est très intéressant. Et en plus on a les doigts propres ! Pratique pour ne pas abimer son vernis à ongle. Pas besoin au passage d’utiliser un papier spécial. Un simple papier à dessin fera l’affaire. Mais attention tout de même à ne pas trop le mouiller.

Une fois cette technique expérimentée, essayez ensuite avec des sanguines, des bistres, des crayons esquisses, des mines aquarellables. Vous allez découvrir de nouveaux champs d’applications pour vos dessins. Voici un détail d’une étude de nu que j’ai réalisé avec cette technique.

Etude de nu

 

Le noir dans tous ses états

Dimanche 4 décembre 2011

Le noir est une nuance a manier avec beaucoup de précaution.

Son utilisation peut sembler utile mais peut s’avérer désastreux dans certain cas. En mélange avec des couleurs claires et moyennes, pour obtenir des valeurs foncées, il salit les combinaisons et donnera des nuances peu élégantes, d’aspect sale et terne.

Pour les couleurs foncées, le mélange avec du noir donne des valeurs très profondes et fortes. Ceci est utile pour les ombres dans les feuillages par exemple, pour obtenir des bleus très foncés, ou des fonds très sombres en arrière plan de nature morte façon clair obscur.

Il existe cela dit différents noirs. En mélange leurs différences ne sont pas perceptibles. Utilisés pures, ou juste dégradés avec du blanc pour avoir des gris, on perçoit des nuances très subtiles entre les noirs. IL y a d’un côté les noirs froids, tels que le noir d’ivoire et le gris de Payne, donnant des gris francs et glacials, légèrement bleutés ; et de l’autre côté les noirs chaud tels que le noir de pêche, de mars, donnant des noirs tirant vers le brun.

A la lueur de ces infos, je conseille, plutôt que d’avoir de multiples tubes, est de se munir juste d’un seul noir, et à convenance de légèrement varier sa nuance avec soi du bleu, pour le refroidir, soi du brun pour le réchauffer. Ainsi utilisé on obtient avec du blanc, puis de la terre d’ombre, du bleu outremer, de la terre de cassel, des gris d’une grande richesse colorée. Cette option fait des merveilles si l’on peint des objets blancs (porcelaine, fleur, papier, statue, drap…).

Rappel sur les règles de perspective

Mercredi 23 novembre 2011

Vous connaissez tous la perspective et oh combien il est parfois difficile de la maitriser pour représenter ce bel effet de profondeur dans nos tableaux. Il existe une autre notion de perspective, appelée « atmosphérique », qui ne fait pas appel à la géométrie. Cette notion fut développée par notre maître à tous, Léonard de Vinci.

Pour la petite histoire, soucieux de produire une peinture qui interprète au mieux notre vision de la réalité, il a cherché et trouvé une astuce, pour simuler un effet d’éloignement. Jusqu’alors, la peinture était précision et netteté. Il a compris, à l’inverse de cette écriture, qu’en créant un effet de « flou », il produirait plus de réalisme et de sensation.

Ainsi pour le paysage, l’énoncé est simple :

  1. Plus l’objet est éloigné, plus il est flou.
  2. Plus il est éloigné, plus il est bleuté.

Imaginons un paysage avec de multiples plans. Au lointain, des montagnes, puis plus en avant, des petits monts verdoyants, puis des forêts, et enfin tout devant une petite maison (comme sur ce modèle). En appliquant le principe de perspective atmosphérique, nous allons peindre ce sujet ainsi.

Les montagnes au lointain seront toute bleutées avec des contours flous, fondus avec le ciel. Les montagnes les plus éloignées sont presque noyées dans le ciel.

Ensuite viennent les monts verdoyants. Ils seront eux aussi légèrement bleutés, et en flou, mais évidement moins que les montagnes. Le vert utilisé sera léger. Puis viennent les forêts, elles seront peintes dans des tons de verts plus intenses et sans effet flou et idem pour notre petite maison.

L’effet bleuté qui apparaît comme un voile occultant l’arrière plan, est la conséquence de la présence d’humidité dans l’air. Plus l’air est humide, moins il est transparent. C’est donc cet effet de « brume », appliquée à l’éloignement que l’on interprète en peinture.

Vous savez tout maintenant sur la perspective atmosphérique, ou aérienne (son autre nom). Comparez la peinture d’avant Léonard De Vinci, et d’après, et vous observerez nettement ce changement dans la manière de représenter le monde.

Léonard avait compris qu’en peinture, c’est l’illusion du réel qui rend la réalité.

Les règles de perspective

Les règles de perspective

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Et il ne s’est pas arrêté là. Je vous parlerai d’une autre astuce de son cru bientôt…à suivre donc.

Le modelé en beaux-arts

Samedi 19 novembre 2011

Les impressionnistes nous ont laissé en héritage de nouvelles règles et notions de peinture. Dans le souci toujours d’exalter les couleurs, ils ont développé et adopté une nouvelle manière de représenter le modelé. Les fauves par la suite iront même encore plus loin dans ce concept. Jusqu’alors les ombres, propres et portées étaient peintes dans des valeurs foncées en raccord avec la nature et couleur de la matière. Ainsi les ombres propres d’une tomate rouge étaient peintes en brun, celles d’un citron en ocre brun, d’une prune en noir, etc.

Ce style de peinture et de gradation introduit des valeurs sombres dans le tableau. Donc pour éviter cela, mais toujours en gardant l’idée de volume pour le modelé, ils colorèrent leurs ombres avec des valeurs froides et parfois même opposées à la couleur de la matière. Ainsi pour notre tomate rouge, l’ombre devient verte foncée, idem pour le citron et la prune. Dans les feuillages, les drapés, des touches bleutées suggèrent par contraste chaud/froid des ombres. Tout comme l’on fait par la suite les fauves, l’ensemble du tableau peut aussi, que ce soit une nature morte, un paysage, un nu, un portrait, être exempt de valeurs sombres. Seul le rapport chaud, pour les zones lumineuses, et froid, pour les zones non exposées à la lumière crée le volume.

Observez pour exemple, les robes blanches des belles demoiselles de Renoir ; les feuillages lumineux de Monet ; les nus de Gauguin ; les toiles de Seurat, Van Gogh etc.

Attention cela dit !

De cette technique est née une idée fausse par méconnaissance. Je l’ai déjà évoqué dans un autre article. Ce n’est pas systématiquement la couleur opposée qui ainsi crée le modelé. C’est vraiment le rapport chaud/froid. Pour un citron, on peut utiliser du vert pour l’ombre propre par exemple, qui n’est pas la couleur opposée au jaune. Dans un nu, des valeurs bleutées contrasteront à la perfection avec les valeurs chaudes de la chaire.

De plus ces couleurs sont posées sur la surface, elles ne sont pas mélangées (ce qui produirait des gris pas vraiment élégants). Ce n’est donc pas en mélangeant du rouge et du vert que l’on obtiendra une belle ombre froide et colorée pour notre tomate. Ce vert sera juste posé, d’un geste spontané, comme nos amis impressionnistes. Observez à la loupe leurs tableaux pour mieux comprendre.

Comme je dis souvent même si cette citation n’est pas de moi, «  la peinture s’apprend au musée ».

Ne bricolez pas vos acryliques !

Vendredi 18 novembre 2011

Je connais quelques petits malins qui utilisent de la peinture acrylique du bâtiment (achetée dans des centres de bricolage) pour réaliser leurs tableaux. Pour un prix bien inférieur, ils ont ainsi plus de peinture. Bien que cela fonctionne, il y a tout de même des risques et des limites à subtiliser ces gammes bâtiments aux gammes beaux-arts.

L'acrylique

L'acrylique

Tout d’abord le mot acrylique définit une large gamme de résine avec chacune ses spécificités. Les résines utilisées en beaux-arts ne sont pas les mêmes. Elles sont plus souples et supportent mieux la dilution sans perdre leurs qualités (accroche, souplesse, stabilité). Ensuite la concentration en pigment est différente. Elle est nettement plus forte en gamme beaux-arts. Ce qui produit des peintures au pouvoir colorant plus élevé, avec des couleurs plus saturées, plus lumineuses, plus intenses. Les pigments utilisés sont également stables. A la différence des pigments des gammes bâtiments qui peuvent s’éclaircir, ou jaunir au fil des années. L’opacité qui est une grande qualité en peinture n’est pas aussi performante et fiable avec les acryliques bâtiments. Il en est de même pour la finesse et l’onctuosité.

Je ne peux donc pas vous conseiller d’utiliser de l’acrylique bâtiment à la place de nos belles peintures à tableau. Il en va de la qualité et de la pérennité de vos œuvres.

A l’inverse il est possible d’utiliser de la peinture acrylique beaux-arts pour peindre un décor en extérieur. Dans ce cas, il faut du haut de gamme telle la Liquitex. On prépare la surface avec une sous-couche blanche acrylique bâtiment, appliquée au rouleau (cette impression isole le fond et le fixe), puis on peint avec notre peinture. Ensuite un simple vernissage suffira.

A vos risques et périls si vous n’écoutez pas mes conseils ! Moi je décline maintenant toutes responsabilités !

Les livres qui vous en font voir … de toutes les couleurs !

Vendredi 2 septembre 2011

Il est parfois affligeant de voire dans de nombreux ouvrages de peinture des conseils totalement erronés. Et oui ce n’est pas parce que c’est écrit dans un livre que les méthodes et techniques sont valables. Je n’ai pas ce souci là avec mes livres de cuisine. En revanche dans le domaine de la peinture on peut lire n’importe quoi !

Un exemple qui je pense va en dérouter plus d’un parmi vous. Pour peindre les ombres, on sait qu’il faut assombrir notre couleur. Si je peins un beau citron, pour représenter l’ombre propre de celui-ci, il me faudra une valeur plus foncée que le jaune de mon fruit. Et bien j’ai lu souvent ce conseil : « prenez la couleur opposée, mélangez la à celle de votre sujet, et vous obtiendrez la valeur pour les ombres propres ». Aïe ! Si je mélange du jaune (mon citron) avec du violet (sa couleur opposée), je vais avoir, c’est vrai, une couleur foncée, mais pas vraiment jolie, voire carrément vilaine ! Normal ! Quand on mélange deux couleurs opposées on obtient du gris.

Pour notre exemple, il est préférable de rester dans la gamme chromatique du jaune. Ce qui veut dire foncer notre couleur avec de l’ocre, de la terre de sienne brûlée, du brun, ou de la terre verte pour avoir une valeur plus froide. Pour foncer de l’orange idem mais en évitant la terre verte. Pour le rouge on prendra du brun ou du noir. Pour les bleus et violets du noir. Avec les verts clairs on utilisera une valeur de vert plus forte comme la terre verte ou vert anglais ; le vert foncé, du brun ou du noir.

Cette notion qui est véhiculée dans tant d’ouvrage, et enseignée par nombre de « professeur » ne vous conduira qu’à des résultats ternes et pas élégants.

A l’aquarelle, c’est même catastrophique !

Cette « fausse » règle est un héritage mal interprété de nos impressionnistes. Oui ceux-ci travaillaient les ombres avec parfois des couleurs opposées au sujet, mais pas par mélange, en juxtaposition ! Là est toute la différence.

Oups ! Je me sauve maintenant car ma tête va être mise à prix par certains auteurs.

Il y a les bons chasseurs et les mauvais chasseurs …

Mardi 12 juillet 2011

Il y a les bons chasseurs…et les mauvais chasseurs ! C’est pas pareil ! Vous connaissez ce sketch des inconnus surement. Et bien sachez qu’il y a aussi les bons et les mauvais profs de peinture. Comment les reconnaître et faire le bon choix quand on souhaite s’en remettre aux mains d’un expert pour progresser et apprendre ?

C’est en posant quelques questions à Roland Charbonnier, professeur d’un atelier à St Germain sur Morin en Seine et Marne que nous allons répondre.

Elisa « faut-il savoir dessiner pour peindre ? »

Roland « c’est évidement un atout, un plus, mais ce n’est pas essentiel. Peindre c’est aussi manier les couleurs. Avec des faiblesses en dessin, on cherchera plutôt à traiter des sujets aux formes simples, qui ne présentent pas de complication de dessin ou de perspective. »

E « il y a-t-il des bons et des mauvais élèves ? »

R « non, il y a des élèves avec des niveaux et des compétences différentes. J’ai parfois des surprises incroyables. Je découvre des talents insoupçonnés. Il y a des personnes qui sont douées pour les couleurs, d’autres pour le dessin, etc. A moi de révéler le talent ou plus modestement l’aptitude de chaque élève. Car il y en a en chacun de nous. »

E « quelles styles enseignes-tu ? »

R « tous et aucun en particulier. L’important est de ne pas enseigner sa propre manière de peindre, mais plutôt les techniques et règles académiques qui sont les bases en peinture. Ensuite je veillerai à personnaliser mon enseignement pour optimiser et développer le style de chacun selon ses affinités, ses compétences et ses gouts. »

E « Comment se passe une séance dans ton atelier. »

R « ça démarre d’abord par un bon café, histoire d’échanger discussions et de se sentir à l’aise. Ensuite on attaque son sujet. Chacun mène son apprentissage à son rythme. Autant dire qu’il y a autant de sujets que d’élèves. Ainsi chacun se nourrit de ce que fait son voisin et apporte son regard aussi. Certains réalisent un tableau en une séance, et d’autres en 4 ou 5. Je veille à fournir à tous des sujets variés en fonction de leur niveau et leur progression. Et de temps à autre c’est les élèves qui choisissent leur sujet. »

E « combien d’élève comptes tu pendant un cours. »

R « Jamais plus de 12. C’est le maximum. Au delà je ne pourrai assurer un suivi efficace et personnalisé. »

E « Quelles techniques enseignes-tu ? »

R « On fait généralement beaucoup d’huile. Mon atelier est bien équipé pour. Mais toutes les règles apprises, que ce soit sur la composition, l’harmonie, le modelé, les couleurs etc. sont applicables pour toutes techniques. De temps en temps on pratique l’aquarelle, le pastel et le fusain. »

E « t’estimes tu être un bon enseignant ? »

R « difficile de répondre sans faire preuve de prétention. Il faudrait poser la question aux élèves. Disons qu’ils se plaisent à mes cours, qu’ils s’y sentent bien, que l’ambiance est sympathique, et que tous réalisent beaucoup de progrès. »

E « que penses-tu des autres ateliers de peinture ? »

R « Rien ! Ce que je peux dire c’est que beaucoup de mes élèves avaient déjà fréquenté d’autres ateliers et qu’ils n’avaient pas du tout le sentiment d’avoir appris quelque chose ou progressé. Je sais que dans certains ateliers, le prof donne un sujet à réaliser en une séance avec la  technique de son choix et vogue la galère !! Il y a des profs qui n’ont pas les connaissances en peinture ni les compétences pédagogiques pour enseigner. Un petit conseil, avant d’intégrer un cours ; demandez à voir les travaux personnels du prof pour estimer ci celui-ci a le niveau. Heureusement il existe beaucoup d’atelier de qualité et de bons enseignants cela dit. Il y a de tout ! »

Merci Roland pour ces informations.

Le mieux pour bien choisir un atelier, et savoir si l’on a affaire à un « bon professeur », c’est donc l’avis des élèves. Si vous avez des bons plans écrivez-moi.

Respecter l’harmonie des couleurs

Mercredi 29 juin 2011

Le choix et la position des couleurs est importante dans une composition. Leurs valeurs comptent aussi beaucoup. Ainsi si l’on veut mettre l’accent sur un élément précis de sa composition, le mettre à l’honneur, outre son positionnement, il faudra aussi que sa couleur captive le regard. Les autres éléments seront plus discrets, donc moins en évidence.

En pratique, cela veut dire qu’il faudra réserver les couleurs les plus chaudes, les plus éclatantes, les plus saturées, sur ce sujet principal.

Prenons pour exemple ce tableau réalisé par notre ami Roland Charbonnier ( qui serait bien joli dans ma cuisine ce tableau s’il voulait bien me l’offrir … petit message personnel ). La pomme au premier plan attire le regard. Sa valeur rouge, lumineuse, forte et chaude contraste avec tous les autres éléments, qui sont peints avec des valeurs plus douces et froides.

Elle est placée au premier plan, mais c’est surtout sa couleur qui la distingue et la place sur le devant de la scène. Si une telle couleur se retrouvait en arrière plan, la composition ne serait pas équilibrée et harmonieuse.

Veillez toujours à ordonner vos couleurs ainsi. Le contraste doit mettre en valeur le sujet, et non pas l’éteindre. J’avais déjà énoncé cette règle pour les fonds, les arrières plans, dans un article précédent. Il en est donc de même concernant tous les éléments qui entrent dans la composition d’un tableau.

Savoir utiliser le gris

Vendredi 17 juin 2011

Ce moi ci, il faut absolument découvrir cette couleur : le gris de Payne.

Bon nombre d’entre vous connaissent cette subtile nuance. Ce n’est pas qu’un simple gris. Il a une forte tendance bleutée. Pure, c’est une nuance froide et très foncée. Ajouté à du blanc, le gris de Payne donnera des gris plus ou moins clairs suivant le dosage, à la foi lumineux et froids.

Je l’utilise souvent pour peindre mes fonds. Dans le cas d’étude de nu ou de portrait, le contraste de cette valeur froide avec la chaleur des tons chair est merveilleux. C’est l’harmonie parfaite. Pour une nature morte traité de manière plus contemporaine il est aussi idéal. Pour exemple j’ai réalisé un joli bouquet de jonquille avec en arrière plan donc un gris ainsi composé. Cette nuance permet de faire ressortir mes fleurs et leur donne plus d’éclat.

Vous ne l’avez pas encore dans votre mallette ? Essayez-la au plus vite. C’est à l’huile qu’elle rend le meilleur d’elle-même.

Le gris de payne est présent pour toutes ces gammes : cliquez ici

Question aquarelle … Tubes ou godets ? Un choix cornélien

Jeudi 16 juin 2011
Aquarelle

Aquarelle

Tout dépend du lieu où vous peignez.

Si l’aquarelle en 1/2 godets favorise la peinture en extérieur, le travail en atelier vous laisse le choix du conditionnement. De façon générale, je préfère me procurer en tubes les couleurs que j’utilise le plus souvent, en réservant les 1/2 godets pour les teintes moins sollicitées.

Les pros du mélange privilégieront aussi le tube aquarelle pour les nuances qui leur permettront à elles seules de reconstituer la majeure partie du cercle chromatique, tel que le jaune de cadmium, le bleu de cobalt et le magenta. La préparation de jus pour la réalisation de larges lavis (pour le ciel ou la mer par exemple) est nettement plus facile avec l’aquarelle à l’état pâteux que l’on peut disposer en petits tas autour de la palette. Les tubes sont aussi très utiles pour remplir les 1/2 godets vides que je conserve systématiquement (tout peut toujours resservir !), histoire d’avoir mes couleurs préférées dans les deux conditionnements, parfaitement transportables dans un coffret de poche.

Le chauffage est l’ennemi de l’aquarelle ! Comme pour les peintures acrylique et la gouache, il faut faire attention à l’endroit où vous entreposez vos tubes, qui ne doit être ni trop chaud, ni trop sec. Vous risqueriez d’avoir la mauvaise surprise de retrouver votre aquarelle réduite à l’état solide, donc inutilisable (en fait, chaque marque a sa façon de réagir aux écarts de température). On n’y pense pas toujours et pourtant cette précaution vous fera réaliser des économies.

Les godets ne sont pas non plus sans point faible et doivent être bien secs avant de refermer complètement le coffret. Lorsque vous peignez en plein air, songez à rouvrir la boîte une fois à la maison pour qu’ils finissent de sécher à l’air libre. Vous leur éviterez ainsi la fine fourrure blanche si caractéristique de la moisissure, surtout si vous ne comptez pas peindre avant plusieurs semaines.