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L’histoire de l’entreprise Pébéo

jeudi 2 mai 2019

L'histoire de • PEBEO•

La naissance de Pébéo

Pébéo fête ses 100 ans ! C’est en 1919 que cette entreprise a vu le jour dans la banlieue Est de Marseille.

 

💡 Le saviez-vous ? 💡
Pébéo tire son nom de la molécule chimique utilisée lors de la production des peintures de l’entreprise, le « PbO » appelé protoxyde de plomb. C’est lui qui est à l’origine des pigments de couleur !

 

L’entreprise est dirigée par Claudius Chabeau à partir de 1922 et jusqu’à récemment, deux ans tout juste après son entrée dans l’entreprise. C’est à la suite d’une formation de tissage et une poursuite en chimie que le jeune homme originaire de Lyon et issu d’une famille d’industriels de la soie reprend l’entreprise.

 

Évolutions des différentes gammes chez Pébéo

• Composition des produits

Dès 1935, Pébéo surfe sur la vague du pigment organique. Par ailleurs, ce pigment prend alors son envol et devient un produit phare. Ils remplacent alors peu à peu les pigments minéraux utilisés jusqu’alors.

• Les différentes gammes de produits

En 1940 apparaissent les pastilles de couleurs. Pébéo travaillait auparavant essentiellement dans la peinture destinée aux bâtiments. Ils décidèrent d’élargir leur champ de vision et de créer de la peinture pour enfant et quoi de mieux que des petits formats sous forme de pastilles, pratique !

Quelque mois plus tard, c’est le tube de gouache qui fait son apparition et remporte une large succès auprès du public.

L’activité industrielle revient dynamique dès 48, faisant oublier la morosité économique des années de guerre. Une nouvelle offre colorée est lancée avec la création du secteur scolaire.

À partir de 1952, Pébéo investit et se lance dans la production de couleurs fines à l’huile. Pour cela, malaxeurs, broyeuses tri-cylindriques en granit et autres outils sont mis en place.

En 1953, Pébéo se lance dans la production de vernis et créé par la même occasion une gamme spécifique au cœur de son offre.

La gamme est également élargie avec l’apparition dans leur offre d’une gouache extra-fine à l’huile. Celle-ci est composée d’un mix de pigments minéraux et organiques.

En 1959, la gamme scolaire prend de l’ampleur et Pébéo devient « LA peinture du petit écolier ».

Parallèlement à la gamme scolaire, la gamme couleurs fines monte en puissance.

En 1960, Pébéo développe la première gamme pour tissu existante et devient virtuose en la matière. Cette gamme atteindra alors même les îles Pacifiques où les vahinés se parent de paréos colorés avec les couleurs de Pébéo.

1961, Pébéo produit ses premiers tubes de gouache dans l’optique de remporter la guerre des prix et de combattre la concurrence très rude à cette époque.

Dès 1965, Pébéo se lance dans la production de feutres rechargeables. C’est un succès immédiat auprès des enfants mais également chez les artistes. Cela peut s’expliquer par la praticité et la facilité que nous avons à utiliser ces petits formats aux pointes de toutes tailles, des fois bien plus maniables et facile d’utilisation que des pinceaux !

1969, apparition du drawing gum. Une invention qui changera la vie de nombre d’artiste et ouvre à tous la possibilité de pratiquer de nouvelles techniques artistiques. Avec cela, Pébéo développe alors en parallèle sa gamme retouche photos noir et blanc / couleurs.

 

Changement de cap chez Pébéo

« La Pébéo » perd des voyelles pour ne devenir que « Pébéo » et s’impose dans les domaines Beaux-arts et Arts graphiques.

Dès 1977, c’est les débuts de la première acrylique « Made In France », c’est un succès !

 

💡 Le saviez-vous ? 💡
L’acrylique est le fruit d’une collaboration entre chimistes et peintres de fresques. Celle-ci a été inventée au Mexique dans les années 50.

 

1981, de nombreux pays du pourtour méditerranéen connaissent bien le fabricant qui désormais tend à s’exporter à l’international et à développer son marché outre-atlantique.

En 1989, l’entreprise est déplacée à Gémenos

1998, c’est la démocratisation de la peinture sur porcelaine, le produit est un succès immédiat. La gamme Vitréa 160 voit alors le jour.

Touch, la peinture en relief voit quant à elle le jour en 2005 et remporte un franc succès avec plusieurs millions de flacons vendus dans la monde. Pour parfaire son export, le tube sera alors étiqueté en 17 langues différentes.

C’est alors en 2008 que Pébéo fait son entrée officielle dans le domaine de la déco et lance en 2009 des nouveautés en gamme d’huile traditionnelle et moderne.

Mais c’est officiellement avec la gamme multisupport « Fantasy » que le fabricant repousse une nouvelle fois les limites de la créativité en 2011. Cette nouvelle gamme permet de découvrir de nouveaux effets très surprenants.

2013, mixedmedia répond à une nouvelle tendance qui se traduit par une offre où les produits autrefois cloisonnés peuvent interagir entre eux. Il y a alors la possibilité de mixer tous les médiums entre eux, offrant ainsi à l’amateur ou à l’artiste confirmé une multitude de techniques à mettre en application.

 

Résine cristal , peintures pour vitraux, couleurs à effet, feuilles d’or, les finis sont parfaits et les résultats très souvent surprenants.

 

2014, la gamme Sétacolor pour tissu s’enrichit tout comme la gamme mixedmédia.

Vous nous le demandez souvent, Pébéo l’a fait. Votre question ? Est-ce qu’il existe, sur le même principe que les feutres acryliques à base d’eau, un stylo peinture à base d’huile ?

Et bien, en 2016, 4artist marker voit le jour. Un marqueur à base d’huile avec 18 couleurs brillantes les plus diverses. Cette gamme est fortement pigmentée et résistante aux UV. À cela s’ajoute un choix de mèches de toutes tailles.

Ce produit offre une autre vision de la technique à l’huile tout en gardant les propriétés d’un marqueur peinture. Il révolutionne l’approche d’un marqueur classique à base d’eau à celle de la technique de peinture à l’huile traditionnelle. Un sublime mélange.

 

Ce qu’il faut retenir ?

Pébéo a su depuis tout ce temps développer des produits en accord avec les différentes tendances et techniques ayant vu le jour. Pébéo propose à son public un large choix en terme de palette de couleurs. Que ce soit en acrylique décorative en spray, des decoMarker acrylique, d’huile, de gouache… Pour petits et grands.. vous trouverez assurément votre bonheur ! Tout cela dans l’optique de créer en toute simplicité dans un concept déco.

 

Liens conseillés :

 

Autres articles :

  • Article sur le 4artist Marker : ici
  • L’utilisation des pinceaux multitechniques et abordables : ici

 

Cours de peinture : comment travailler le relief

lundi 24 février 2014

Roland Charbonnier nous explique aujourd’hui comment à l’aide, juste de couleurs et valeurs à mettre en relief une boîte. Ces notions et théories sont aussi valables et utiles pour représenter des architectures et autres sujets de forme cubique.

 

Je commence par mon dessin, en prenant soin de bien représenter les trois faces visibles de ma boîte en perspective. Ma boîte sera jaune. Ma lumière vient de gauche. Je peins la face exposée à la lumière d’un jaune lumineux.

 

 

 

 

 

 

Ensuite je peins la face non exposée à la lumière en fonçant mon jaune de base. Ici j’ai ajouté à ma couleur de l’ocre jaune et de la terre de sienne brûlée. Pour la surface plane restante, le haut de la boîte, je la représente en plus claire, donc en ajoutant du blanc à mon jaune de base. Je me retrouve avec 3 valeurs distinctes pour mes 3 faces.

 

 

 

 

 

 

 

Je peins le fond avec une nuance bleutée pour bien mettre en valeur ma boîte par contraste. Ma lumière vient de gauche, donc l’ombre portée de la boîte fuse à droite de l’objet vers l’arrière. Pour la couleur j’ajoute juste une pointe de noir.

C’est une boîte, avec un couvercle, il manque alors le petit filet d’ombre de celui-ci, que je réalise avec ma valeur foncée en ajoutant une pointe d’ombre brulée.

Je renforce mes contrastes entre les faces en plaçant quelques rehauts de jaune clair et jaune foncé comme sur la photo, de part et d’autre de l’angle, pour bien le marquer, mais sans faire de trait.

 

 

 

 

 

 

 

Et pour finir, j’écris quelques mots sur ma boîte en bleu. Avec un bleu clair sur la face claire, et un bleu plus fort sur la face foncée.

 Le matériel nécessaire pour réaliser ce cours du mois :

 

 

 

Quelles sont les caractéristiques d’un tableau réussi ?

vendredi 22 novembre 2013

 

Nous avons déjà comme première composante un dessin équilibré, avec une bonne répartition des masses et volumes. Ensuite le choix des couleurs est important pour une belle harmonie d’ensemble, avec un travail de celles-ci maîtrisé pour l’exécution du modelé, de la profondeur, des contrastes.

Dernier détail important : le coup de brosse !!

Je l’ai déjà évoqué lors d’article précédent, on relève beaucoup de maladresse dans le coup de brosse, parmi de nombreux tableaux d’amateurs. L’erreur la plus récurrente est de vouloir suggérer le volume ou la forme de l’objet en donnant un sens aux marques imprimées par  la brosse sur la toile, aux touches de pinceau. Par exemple j’ai souvent vu peindre de manière circulaire pour réaliser une pomme, un citron, une tomate. Un citron c’est rond, alors on tourne la brosse en rond et ainsi par ce sens donné aux touches on exprime ce volume !!! Et bien cette logique ne fonctionne pas !! Au contraire elle donne une écriture naïve à l’œuvre. C’est le modelé (travail d’ombre et lumière) et lui seul qui exprime la forme, le volume

Il faut dans tous les cas avec une touche irrégulière. Tournoyer sa brosse quelque soit le sujet sera du meilleur effet. Ainsi on évitera de lisser à l’horizontale nos ciels, et toutes surfaces planes (maison, chemin, champs, etc.) et de suivre les contours de toutes autres formes.

Une touche vive, tournoyante, sera plus expressive, dynamique et jolie.

Pour aller plus loin :

Un peu de lecture

 

 

 

 

Savoir poser des violets sur sa toile

vendredi 1 mars 2013

Observez ce tableau à l’huile et surtout le jeu de couleurs exprimée pour donner du relief à tous les éléments qui compose cette vue d’une rue au Maroc.

Toutes les couleurs sont chaudes, vives et fortes. Elles ont été délibérément saturées afin d’apporter plus de vie et de soleil à ce sujet. Mais ce que je voudrai principalement vous faire remarquer, est la couleur des ombres. Sur les murs et le sol ocre orangé, la djellaba blanche du personnage, les tuiles et poteries, on distingue des ombres violettes. Un même et unique violet pour réaliser ces ombres, plus ou moins foncé selon les endroits. Ce violet est posé par-dessus les couleurs existantes, sans se mélanger à elle, avec juste une légère transparence. Il est composé d’un mélange de violet de cobalt foncé (violet foncé), et d’un violet de cobalt clair (fushia). Mélangé directement aux couleurs présentes sur le tableau, que ce soit sur la palette ou sur la toile, il donnerait des valeurs grises sales et ternes. Il faut donc poser subtilement notre couleur d’ombre pour éviter de mauvais résultats. Le mieux est d’attendre que le fond soit sec ou juste pris, pour opérer.

Pour peindre des paysages hauts en couleur et chaleur, l’utilisation du violet produit de beaux effets. Et si l’on regarde bien ces paysages, de l’Afrique au Colorado, en passant par le Vaucluse, on peut percevoir très légèrement cette petite touche de couleur dans les ombres.

Vous trouverez de très beaux violets chez

  • Pour la peinture à l’huile :

Royal Talens avec sa gamme Rembrandt

Lefranc & Bourgeois et son extra fine Lefranc

  • Pour l’acrylique :

Liquitex, acrylique extra-fine

Basics de Liquitex

Artist de Winsor & Newton

Amsterdam chez Royal Talens

Peindre des paysages de neige

lundi 18 février 2013

L’hiver, c’est aussi l’arrivée d’un manteau neigeux pour le plus grand bonheur de tous. La neige évocatrice de douceur, la beauté d’un paysage immaculé, la sérénité provoquée par le silence, les crissements des bottes, les cris des enfants. La neige est source d’inspiration !

Peindre un paysage sous la neige, ce n’est pas que du blanc et du gris. Même un tel décor peut être représenté avec une multitude de couleurs. Elles seront plus douces certes mais bien présentes, et apporteront à l’œuvre une richesse incomparable. Sur ce tableau de Roland, réalisé lors d’une séance avec ses élèves, nous avons sous les yeux toutes les couleurs possibles et intéressantes pour donner de la vie, de la beauté, du dynamisme à un paysage pourtant sobre en apparence. Nous avons ici du bleu primaire, du bleu outremer, du violet foncé, du fuchsia, ajoutés à du blanc pour toutes les valeurs d’ombres. Pour équilibrer avec ces couleurs et produire à l’inverse quelques valeurs chaudes, nous avons de la terre verte, de l’ocre jaune, de la terre de sienne brûlée et de la terre d’ombre brûlée, pour les végétations.

L’ensemble est harmonieux et loin de représenter le classique paysage enneigé triste et froid. C’est une autre manière d’interpréter de type de décor.

A chacun de peindre selon son humeur.

Et vous ? Que vous inspire ce mois de février ?

Matériel utilisé :

Peindre la neige, c’est utiliser une très jolie palette de nuances, que vous trouverez dans l’huile chez Rembrandt ou Lefranc & Bourgeois via leur extra fine, dans une qualité similaire côté peinture acrylique je vous recommande Liquitex et Royal Talens avec Amsterdam. Winsor & Newton et son acrylique Artist ou encore pour les aquarellistes, il existe aussi l’aquarelle en demi-godets ou tube. Pour les pastellistes, pensez à Rembrandt ou aux pastels à l’Ecu Sennelier.

Le support sera important, on peut se pencher vers un choix de qualité comme les toiles enduction universelle en coton ou lin pour un travail plus en pâte ou encore vers des papiers beaux-arts de type Clairefontaine.

 

 

 

Huile et acrylique : supports entoilés ou papier ?

lundi 21 janvier 2013

Parmi les produits existants que je ne recommande pas, je citerai Les blocs papier pour peinture huile et acrylique. Pour les avoir testé, je peux affirmer que ce ne sont pas des supports idéaux pour de bons résultats.

En effet, ces papiers, puisqu’il s’agit en fait de papiers apprêtés, n’offrent pas une surface aussi intéressante et efficace que de la toile. Que l’on utilise de l’acrylique ou de l’huile, ces papiers ont déjà la fâcheuse manie de gondoler. Ensuite et c’est l’autre défaut majeur, ils sont très absorbants. Il est donc dur et laborieux de peindre sur ceux-ci puisque la peinture pénètre le support et rend le travail de fondu, dégradé, difficile.

On l’aura compris, ces blocs ne sont pas destinés à réaliser des œuvres de belles factures et abouties, mais plutôt des esquisses rapides, des essais ou des tests couleurs.

Et comble de l’ironie, ils présentent souvent une structure ressemblant au tissage d’une toile.

Cela n’a aucun intérêt ! La matière est déterminante dans le travail qu’exige la peinture … Alors préférez toujours les supports toilés à ces papiers dans vos travaux finalisés.

Je vous renvoie à cet article : Bien choisir sa toile

Et au matériel :

 

Comment réussir à peindre les arbres ?

jeudi 27 septembre 2012

La plus grande difficulté dans la peinture de paysage est de peindre les arbres. Trouver les bons verts notamment n’est pas évident. Il en existe de multiple tout près en tube qui font merveille : les verts anglais, la terre verte, le vert olive, le vert de vessie etc. Pour plus de nuances il est parfois utile de procéder à de judicieux mélanges en prenant du bleu. On sait, enfin je le rappelle, que l’on obtient du vert en mélangeant du bleu avec du jaune. Des bleus, il en existe plein. Et bien avec tous ces bleus on peut se concocter différents verts.

Avec du bleu outremer et du jaune, on a un vert assez foncé très terreux. Avec du bleu de Prusse et du jaune, on a un vert clair très lumineux, et des nuances turquoises. Le bleu primaire avec du jaune donne un vert moyen. Avec ces nouveaux verts en base on a une nouvelle palette très variée à exploiter pour interpréter la diversité des feuillages.

Pour avoir un vert très foncé, on peut même utiliser du noir. Juste du noir avec une goutte de jaune suffit. Ce mélange est très utile pour les ombres et zones obscures dans les arbres et forêts.

Pas d’importance pour le jaune à choisir. Que l’on prenne du jaune moyen, clair ou foncé, voir même de l’ocre jaune, la différence est minime. C’est le bleu qui est important et inscrit la spécificité du mélange.

Dans ce tableau pour exemple, les verts des feuillages en arrière plan sont réalisés avec du bleu de Prusse. Pour tout le reste, c’est du bleu outremer avec plus ou moins de jaune de cadmium, de l’ocre jaune, du blanc et du noir pour finir dans les ombres. Concluant n’est ce pas !

Choisisses vos tons parmi les gammes proposées chez Label Art :

Voici une short list idéale :

Notre cours du mois : apprendre à dessiner un nu

lundi 13 août 2012

Dans la pratique du dessin, l’exercice qui me semble le plus difficile est le nu. Roland nous donne quelques conseils au travers de cette démo pour surmonter cette « épreuve ».

 

« Dessiner un nu est un travail difficile et requiert une certaine maîtrise et connaissance de l’anatomie. D’après modèle, l’exercice est périlleux. Je recommande pour s’exercer, de commencer le travail d’apprentissage en dessinant d’après photo. Cela permettra déjà d’affiner son regard et de repérer plus facilement les lignes et courbes. Car ici nous n’allons pas appliquer de quadrillage (long et laborieux), mais juste des droites et portions de cercle qui serviront de base à notre dessin. Voici donc une photo d’une jolie femme que j’ai pris soin d’imprimer sur papier. »

« Ensuite je repère et trace ces diverses lignes et courbes, sur cette impression, qui me serviront à construire mon dessin, et respecter les proportions de ce corps. Observez :

– la courbe qui passe depuis l’épaule, le torse jusqu’au ventre,

– l’oblique qui souligne le haut du bras en passant entre les yeux,

– les deux droites à l’intérieur desquelles se dessine l’avant-bras sur lesquelles repose le sein.

Il n’est pas nécessaire d’en tracer de trop. Celles ici me suffisent. »                                                                                                                                                                                

« Sur mon papier à dessin, après avoir reproduit à l’échelle le cadre de la photo, je trace toutes ces droites et courbes, en mesurant leur points de départ sur ce cadre. »

« Je dessine la silhouette de ce modèle en m’appuyant sur ces lignes et repères pour ajuster au mieux mon esquisse. »

  « Une fois mon dessin mis en place, je l’affine en marquant davantage mon trait. »

« Il me reste plus qu’à placer quelques ombres en forçant au crayon, pour donner du relief, et pour finir je gommerai les lignes et courbes qui m’ont servi de support. »

Vous avez vu ça ! 5 lignes et une courbe lui ont suffi. Je pense que nous autres auront besoin dans un premier temps de plus de lignes de repère pour s’appuyer. C’est sans nul doute une méthode intéressante et pratique.

Une fois de plus merci Roland.

Apprendre à peindre un ciel

lundi 30 juillet 2012

Le moment est venu de vous présenter la nouvelle démo de notre ami Roland. Il a choisi aujourd’hui de nous montrer comment réaliser un superbe ciel à l’aquarelle. Ce n’est pas si facile que ça quand on ne veut pas se limiter à juste un aplat de bleu clair. Voyons :

 

« Je commence par préparer mon lavis de bleu clair, avec un mélange de bleu outremer et bleu de Prusse. Je l’applique sur mon papier en couvrant toute ma surface de ciel. Dans l’humide, je renforce légèrement ma couleur sur la partie haute de mon ciel. »

 

« Ensuite et sans attendre le séchage de mon lavis, avec un papier essuie-tout, j’enlève de la couleur pour déjà faire apparaître des blancs estompés, ce qui sera mes nuages. Je laisse sécher ensuite. »

 

« Puis une fois le tout bien sec, je pose dans mes nuages, donc dans les blancs, un petit lavis de terre d’ombre naturelle, que je dégrade pour obtenir un joli fondu. Pour obtenir ce fondu il me suffit, avec mon pinceau humide non chargé de couleur, de mouiller légèrement autour de mon lavis ombré, et même d’estomper avec mon papier essuie-tout. »

« Je repique par endroit avec un lavis légèrement plus fort en couleur que j’estompe de la même manière, pour donner un peu plus de masse à certains nuages. »

 

C’est rapide, toujours efficace et ça paraît vraiment facile. Merci Roland.

 

L’utilité des glacis en peinture à l’huile

dimanche 29 juillet 2012

Lors d’un article précédent je vous ai expliqué comment déchiffrer les indications portées sur les tubes de peinture à l’huile. Parmi celles-ci, l’indice d’opacité est très important Il faut bien reconnaître les couleurs transparentes, des couleurs opaques. On imagine bien la difficulté, pour exemple, de peindre un fond, une surface, avec l’idée d’une couleur précise en finition, si celle utilisée ne couvre pas ; Ou bien essayer de peindre de jolis fleurs jaunes sur un fond vert foncé, avec un jaune transparent !

L’opacité a son intérêt, mais la transparence aussi pour d’autres applications.

C’est le cas des glacis notamment. Vous avez peint une belle pastèque, mais le ton général du fruit est terne et peu lumineux. On prend un peu de vert de vessie, un peu de medium, et hop la couleur est ravivée, sans occulter le travail du modelé et des nuances. Pour un ton de chair trop jaune, un glacis avec une pointe de carmin, trop froid ou trop rose, de l’orange, et la peau de votre sujet trouvera sa juste nuance, grâce à ces couleurs transparentes. Pour raviver un bleu, pour un ciel ou autre, le bleu de Prusse fera merveille. L’avantage en utilisant les glacis avec ce type de peinture est de poser sur notre travail comme un filtre ajustant la couleur, sans masquer toutes les nuances réalisées. Plus la couleur est transparente, et plus elle aura la capacité de modifier le rendu, ainsi utilisée.

Mes préférées sont :

Bien évidement, utilisée en glacis, toutes couleurs opaques perdent de leur opacité, mais aussi de leur pouvoir colorant. Ce n’est pas le cas des couleurs transparentes, qui avec plus de médium conserve leur saturation et pouvoir colorant.

Faites l’essai et vous percevrez la différence, comme pour cette étude, sur laquelle j’ai ravivé les couleurs du fond et des oranges, en plaçant un scotch pour voir au mieux l’action d’un glacis avec une couleur transparente