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Savoir utiliser le gris

Vendredi 17 juin 2011

Ce moi ci, il faut absolument découvrir cette couleur : le gris de Payne.

Bon nombre d’entre vous connaissent cette subtile nuance. Ce n’est pas qu’un simple gris. Il a une forte tendance bleutée. Pure, c’est une nuance froide et très foncée. Ajouté à du blanc, le gris de Payne donnera des gris plus ou moins clairs suivant le dosage, à la foi lumineux et froids.

Je l’utilise souvent pour peindre mes fonds. Dans le cas d’étude de nu ou de portrait, le contraste de cette valeur froide avec la chaleur des tons chair est merveilleux. C’est l’harmonie parfaite. Pour une nature morte traité de manière plus contemporaine il est aussi idéal. Pour exemple j’ai réalisé un joli bouquet de jonquille avec en arrière plan donc un gris ainsi composé. Cette nuance permet de faire ressortir mes fleurs et leur donne plus d’éclat.

Vous ne l’avez pas encore dans votre mallette ? Essayez-la au plus vite. C’est à l’huile qu’elle rend le meilleur d’elle-même.

Le gris de payne est présent pour toutes ces gammes : cliquez ici

Question aquarelle … Tubes ou godets ? Un choix cornélien

Jeudi 16 juin 2011
Aquarelle

Aquarelle

Tout dépend du lieu où vous peignez.

Si l’aquarelle en 1/2 godets favorise la peinture en extérieur, le travail en atelier vous laisse le choix du conditionnement. De façon générale, je préfère me procurer en tubes les couleurs que j’utilise le plus souvent, en réservant les 1/2 godets pour les teintes moins sollicitées.

Les pros du mélange privilégieront aussi le tube aquarelle pour les nuances qui leur permettront à elles seules de reconstituer la majeure partie du cercle chromatique, tel que le jaune de cadmium, le bleu de cobalt et le magenta. La préparation de jus pour la réalisation de larges lavis (pour le ciel ou la mer par exemple) est nettement plus facile avec l’aquarelle à l’état pâteux que l’on peut disposer en petits tas autour de la palette. Les tubes sont aussi très utiles pour remplir les 1/2 godets vides que je conserve systématiquement (tout peut toujours resservir !), histoire d’avoir mes couleurs préférées dans les deux conditionnements, parfaitement transportables dans un coffret de poche.

Le chauffage est l’ennemi de l’aquarelle ! Comme pour les peintures acrylique et la gouache, il faut faire attention à l’endroit où vous entreposez vos tubes, qui ne doit être ni trop chaud, ni trop sec. Vous risqueriez d’avoir la mauvaise surprise de retrouver votre aquarelle réduite à l’état solide, donc inutilisable (en fait, chaque marque a sa façon de réagir aux écarts de température). On n’y pense pas toujours et pourtant cette précaution vous fera réaliser des économies.

Les godets ne sont pas non plus sans point faible et doivent être bien secs avant de refermer complètement le coffret. Lorsque vous peignez en plein air, songez à rouvrir la boîte une fois à la maison pour qu’ils finissent de sécher à l’air libre. Vous leur éviterez ainsi la fine fourrure blanche si caractéristique de la moisissure, surtout si vous ne comptez pas peindre avant plusieurs semaines.

Les pinceaux : oui mais lesquels?

Vendredi 10 juin 2011

Imaginez :

- préparer une crème chantilly avec seulement une fourchette !

- démêler vos cheveux après un peigne à trois dents !

- repasser sa belle robe d’été toute froissée avec un fer sans vapeur !

- peindre des petites et délicates roses avec une grosse brosse !

Difficile ! Non !? ;-)

bien choisir vos pinceaux

bien choisir vos pinceaux

Tout ça pour vous dire qu’en peinture, si on n’a pas de bons outils, il sera difficile de faire de belles choses. Avoir de bons pinceaux facilite et améliore notre peinture. Et j’ajouterai qu’en plus de la qualité de nos pinceaux, il est impératif d’utiliser ceux adaptés à notre technique.

Voici donc mes conseils pour optimiser sa collection de brosses et pinceaux :

A l’huile, il faudra un jeu de brosses en soie de porc, plate avec de long poil car ils sont plus souples. Du n° 6 au 22 (par exemple, du 6, 8, 10, 14, 18, 22), et quelques une ronde pointue en petite taille (du 6, 8). L’idéal est d’avoir toutes ces brosses en plusieurs exemplaires. Car il est préférable en cours d’exécution de réserver telles brosses pour le bleu, telles pour les jaunes, telles pour les bruns, les blancs, etc. Cela évite de nettoyer ses brosses pendant la séance, ou de salir nos couleurs.

Il nous faut aussi des martres, et idem, les choisir avec de long poil. Des plates ! On prendra du 4, 6, 8, 10, des fines pointues, du 2, 4, et pour les amoureux du détail du 00. Les martres sont nécessaires pour affiner, lisser la touche et les détails. Les brosses, elles, conviennent de l’ébauche à la conduite de l’œuvre, pour une touche riche et vive.

Les martres étant relativement chères on peut à la place se munir de brosse en Kevrin, ou en petit gris.

Pour l’acrylique, c’est idem. Exactement le même choix de brosses et pinceaux.

A savoir, toutes les gammes de brosses en poil synthétique ont certaines qualités mais vieillissent moins bien et voire même très mal. Seules exceptions à la règle, à ma connaissance : la gamme Isacryl de Isabey ; Uniquement pour l’eau ! Et la gamme des brosses en soie synthétique Raphael pour l’huile.

Pour l’aquarelle, le matériel nécessaire est beaucoup plus réduit. Cependant il faut impérativement avoir des petit gris ; du 00, 0 et 2. Quelques martres pour les détails, du 00 et 0. Et des brosses plates très souple juste pour mouiller le papier, du 6, 10, 20, 50. Et là, comme c’est juste pour mouiller la surface, du synthétique fera l’affaire.

Secret de polichinelle, les meilleures marques sont Isabey et Raphael.

Acheter des brosses de qualité est un investissement onéreux  mais nécessaire. Alors mon dernier conseil sera de vous inciter à en prendre le plus grand soin possible, de bien les nettoyer, et ne jamais les laisser tremper dans l’eau ou l’essence la tête en bas !

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Le produit miracle des peintres à l’acrylique …

Lundi 16 mai 2011
Liant Lefranc & Bourgeois BINDER

Liant Lefranc & Bourgeois BINDER

Voila un produit qui, des amoureux de l’abstraction aux plasticiens, va déclencher des révélations. Je vous présente le liant « BINDER » de Lefranc& Bourgeois.

Ce produit est tout simplement extraordinaire. C’est un liant acrylique. Il sert à effectuer des effets de matière en tous genres : collage, incrustation, mélange, empâtement, modelage. Cet outil a les qualités d’une très forte colle. Ainsi il permet de fixer sur notre support des objets tels que papier, carton, éclat de bois, pierre, verre, faïence et autres.

En le mélangeant à du sable, de la poudre de marbre, du plâtre, on obtient un médium de structure très épais mais très souple. Ce médium élimine tous risque de craquelure et décollement. Il est donc idéal pour créer de beaux effets de matièrage et d’empâtement, en préparation de fond ou même mélangé à la peinture directement.

Puisqu’élaboré à base de résine acrylique, il est compatible avec toute peinture à l’eau. Il peut être appliqué sur la toile directement ou sur tous autres supports grâce à ses qualités d’accrochage. Un médium à tester impérativement, qui vous emmènera sur les chemins infinis de la création.

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Mon aquarelle gourmande et intense … miam !

Dimanche 1 mai 2011
hummmm... quand l'aquarelle fond tendrement ...

hummmm... quand l'aquarelle fond tendrement ....

Ma toute première aquarelle, que j’ai testée avec un plaisir immense et sans a priori, car je n’y connaissais strictement rien. L’extra-fine, hum c’est quoi ? Il faut bien une première fois à tout ! Ici je n’ai pas eu à me poser la question “quelle marque est la meilleure”, je n’avais jamais entendu parlé des autres. On classe souvent cette peinture parmi les gammes premier choix, mais en tant que super-fine, elle est pourtant de meilleure qualité. Je dirais juste qu’elle est différente, avec des attributs bien à elle, à mi-chemin entre l’étude et l’extra-fine.

Il est tout d’abord très agréable de travailler avec cette aquarelle, qui fond à la moindre goutte d’eau dans le godet et facilite la prise de la peinture, phénomène que je n’ai pas remarqué chez d’autres marques comme la Cotman. C’est pourquoi je conseillerais plutôt la Van Gogh à celles et ceux qui souhaitent s’initier à l’aquarelle, car elle possède ce petit truc qui rend l’apprentissage moins laborieux. Cela ne veut pas dire non plus qu’elle est sans défaut, car la peinture “humide sur humide” peut être difficile à maîtriser, avec parfois une forte concentration des pigments là où le papier a reçu moins d’eau. Je trouve que l’aquarelle Cotman donne de meilleurs résultats de ce côté-là. La très grande transparence de la Van Gogh peut aussi être un inconvénient lorsque l’on cherche à varier l’intensité et l’opacité des couleurs. Plusieurs options sont alors à votre disposition. Personnellement, j’utilise soit de l’aquarelle Cotman, soit de l’Artist’s Water Colour, voire de la gouache Linel pour les grandes surfaces.

Finalement, si je devais choisir une aquarelle en tant que débutante avec mes connaissances actuelles, je crois que je porterais malgré tout mon choix sur celle-ci pour sa sublime transparence et sa facilité d’application, à moins que je n’adopte directement la Rembrandt de Talens, sa grande soeur en aquarelle extra-fine également disponible en coffret de poche.

Voir les gammes Aquarelle Van Gogh : cliquez ici

Et la gouache dans tout ça ? Je vais vous surprendre mais …

Mardi 5 avril 2011
Matisse et l'amour de la gouache

Matisse et l'amour de la gouache

Nombreux sont ceux qui associent encore la technique de la gouache aux travaux purement scolaires, une réminiscence de nos souvenirs d’école primaire qui fait parfois oublier qu’elle est un des moyens d’expression les plus vieux au monde.

La fine Linel, anciennement appelée gouache technique, se prête très bien aux travaux d’étude comme aux illustrations, avec sa palette équilibrée, son rendu velouté, et ses tubes de généreuse contenance. Ce qui me plaît le plus, c’est sa polyvalence, avec cette possibilité caractéristique de la gouache de peindre aussi bien en lavis délicats qu’en superpositions de couleurs à la brosse. C’est un excellent compromis bien trop sous-estimé entre l’aquarelle et l’acrylique !

Attention néanmoins de ne pas travailler en couches trop épaisses sinon votre couleur risque de craqueler en séchant, voire de s’effriter dans le carton à dessin. Un désastre très salissant dont il est difficile d’effacer les traces… Le papier de couleur est aussi un excellent support dont il ne faut surtout pas se priver, car il permet des fantaisies difficilement réalisables à l’aquarelle que rend possible l’opacité de la gouache. J’aime particulièrement peindre sur papier ivoire qui donne une certaine chaleur aux illustrations.

J’avoue avoir acheté au départ cette gouache pour peindre sur mes aquarelles les zones que je voulais denses et opaques. Albrecht Dürer l’avait déjà fait bien avant moi, et il avait raison, car ces deux techniques vont remarquablement bien ensemble. Si ça ce n’est pas une valeur sûre !

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Le support comme choix esthétique

Lundi 21 mars 2011

Chers Amis Artistes,

Je souhaiterais vous faire partager une analyse d’Isabelle Bonzom, artiste et historienne de l’Art, spécialiste du rapport entre matière et iconographie. Il existe sans doute entre le support et la peinture une véritable alchimie, que chaque peintre artiste souhaite mettre en exergue. Je vous laisse lire cet article et réagir, pourquoi pas nous adresser vos peintures et réflexion autour de ce thème : le support comme choix esthétique.

Bonne lecture

Elisa

La peinture commence dès le support.

L’aventure picturale débute, en effet, dès le choix du support et celui-ci n’est pas forcément la toile. Le mur, la pierre, le bois ou même l’ardoise, le cuivre ou le verre ont été et sont encore utilisés. Mais, pour des raisons de commodité, la toile tendue sur châssis est le support de prédilection depuis le XVIIe siècle. Cela en est même devenu une convention. Certains artistes ne se préoccupent pas du support sur lequel ils peignent, alors que d’autres dialoguent avec la surface.

Titien, Véronèse et Tintoret ont ainsi peint sur des toiles à gros-grains. Même si des raisons techniques liées à une forte hygrométrie de la région ont amené les Vénitiens à travailler sur ce type de toile, la trame grossière et visible a participé au rendu final du tableau. Leurs peintures sont plus costaudes et paraissent plus charnelles que celles des Florentins. À la même époque, ces derniers peignent sur toile fine, mettent l’accent sur le dessin et la clarté dans un rendu lisse et plutôt éthéré.

Le support comme choix esthétique

Le support comme choix esthétique

Chardin, autre peintre de la chair et de l’incarnation, jouait avec la toile, ne passant souvent que des jus transparents pour les fonds. La peinture la recouvre en couches superposées, au niveau des saillies, c’est-à-dire des reliefs où s’accroche la lumière. Parfois même, Chardin effleure à peine la toile, laissant  sa couleur et sa texture visibles pour signifier la fourrure d’un lièvre. Alors, le support est comme une peau.

Plus tard, papier et carton sont utilisés par les peintres modernes comme Lautrec ou Vuillard, pour des raisons non seulement économiques, mais aussi idéologiques. Le degré d’absorption de ces supports, leur couleur et leur texture engendrent une matité et un aspect brut qui s’opposent à l’allure policée des peintures académiques. Car au même moment, les peintres pompiers recouvrent entièrement la toile, ils anesthésient la présence et le rôle du support en le saturant. L’artiste moderne, lui, laisse souvent à nu la toile. Entre 1900 et 1920, l’enduction blanche ou grise de la toile est visible en plusieurs endroits du tableau, donnant la sensation d’inachevé. Une manière de répondre aux soucis de perfection des académiques qui, aux yeux des modernes, tuent la peinture à trop la peaufiner.

Il s’agit de laisser respirer le support. À l’huile, Cézanne garde en réserve le fond blanc de la toile, comme il le fait avec le papier lorsqu’il peint à l’aquarelle. Matisse n’arrête pas de poser la peinture, puis de la racler pour retrouver le blanc de préparation. La lumière vient du fond et traverse les couches picturales. En dialoguant avec le support, Picasso nous montre l’envers du décor. Il inverse les rapports de force : il dessine sur la peinture et la toile qu’il dénude arrive en premier plan. Une façon de souligner que l’oeuvre est un tableau et non une illusion de la réalité.

D’ailleurs, la toile est tissu avant d’être image. Seurat et Mondrian l’évoquent en créant une nouvelle trame par la juxtaposition de points, pour le premier ou l’entrecroisement de lignes, pour le second. Cette grille de lecture se superpose à celle du support, rappelant son existence, sans l’imiter. Le tissage, espace sans hiérarchie, sans effet de profondeur intéressera également Klee. Quant à Robert et Sonia Delaunay, Rothko, Klein ou Bacon, ils appliquent une couleur teinture qui imprègne les fibres et plonge le spectateur dans la couleur pure.

La matière, la tonalité du fond, sa consistance et même sa résistance sont déterminantes dans le résultat final. Le support joue donc un rôle important dans l’esthétique de l’œuvre.

Isabelle Bonzom, Mars 2011 – Voir son site : cliquez ici

Acrylique étude Amsterdam

Samedi 12 mars 2011

Une acrylique de référence parmi les gammes d’étude. Elle s’adapte facilement à toutes les techniques et ravira les artistes amateurs et les étudiants. De qualité égale à l’acrylique Louvre de Lefranc & Bourgeois, le choix entre les deux marques se portera davantage sur les couleurs proposées.

La palette de nuances disponibles en Amsterdam standard est en outre très étendue et absolument superbe, de ce point de vue elle n’a pas grand chose à envier à l’extra-fine de Liquitex. Pour les artistes recherchant une acrylique à la fois de qualité et économique, cette gamme est un excellent choix.

L’acrylique Amsterdam existe :

En tubes de 120 ml et 250 ml

Vous pouvez vous procurer du blanc aussi en pot grand conditionnement : 500 ml et au litre

Voir les conditionnements de la gamme Acrylique étude Amsterdam : cliquez ici

Acrylique Amsterdam 120 ml

Acrylique Amsterdam 120 ml

Acrylique Amsterdam 250 ml

Acrylique Amsterdam 250 ml

Lucas Cranach : artiste ou chef d’entreprise ?

Mercredi 2 mars 2011

De son temps, au XVIème siècle, Lucas Cranach cumulait charges et honneurs. Aujourd’hui il fait encore parler de lui. Outre les multiples expositions qui lui sont consacrées un peu partout dans le monde, le Louvre vient d’ouvrir une souscription publique pour acquérir le tableau intitulé « Les Trois Grâces » représentant trois jeunes femmes fort dénudées. Il manquait au Louvre la bagatelle d’un million d’euros pour arriver au quatre millions demandés par le vendeur.

Eh bien, bingo ! Le Louvre a réuni cette somme à peine un mois après le lancement de son opération. Plus de 5 000 donateurs ont participé. La moyenne des dons s’échelonnait de 1 à 500 euros, avec des participations exceptionnelles allant de 10 000 à 40 000 euros. Quand on aime, on ne compte pas !

L’INVENTEUR DE LA PEINTURE ÉROTIQUE

Cranach

Cranach

A l’heure où Facebook retire la photo du tableau de Courbet intitulée « L’origine du monde » qui montre en gros plan le sexe d’une femme, les expositions à Francfort, Londres, Rome, Bruxelles, Paris, font la part belle aux nus sensuels et troublants de Lucas Cranach. Allez comprendre où se niche la pudeur !

Ses peintures grandeur nature ne cachent rien de l’anatomie des dames. En général il s’agit de très jeunes filles à peine pubères. Elles ont le regard en coin et désignent leur sexe en pointant un doigt, ou un poignard ou une branche d’arbre. Elles se drapent volontiers de voiles de pure transparence, de bijoux opulents et de chapeaux posés d’une manière coquine sur le côté. Ces éléments témoignent d’une façon significative de l’intention érotique de l’artiste.

En règle générale, la peau très pâle de ses modèles se détache sur un fond sombre. Le contraste visuel rend les jeunes femmes encore plus désirables.

LUCAS CRANACH SUPER STAR

Ah ! La magie du petit écran … Je me demande ce que ce cher Lucas aurait pensé en voyant l’une de ses toiles au générique de la série culte américaine « Desperate Housewives » où l’on peut admirer son « Adam et Eve ».

Je crois qu’il aurait beaucoup aimé car il était très opportuniste. Il est né le 4 octobre 1472 en Allemagne du sud. Le seul auto-portrait que nous ayons de lui, le représente à l’âge de 60 ans avec un visage large et barbu, des traits sévères et un regard incisif et déterminé.

Son parcours aura été remarquable. Peintre et graveur de talent, il a su tout de suite se faire remarquer et il a pu rapidement acquérir la charge enviée d’artiste de cour. C’était un notable riche et influent qui alla jusqu’à fonder une imprimerie pour éditer les écrits de son meilleur ami : le sévère Martin Luther, artisan de la Réforme.

UN HOMME D’AFFAIRES AVISÉ

Comme les commandes de tableaux affluaient, il ne pouvait y faire face tout seul. Il employa donc ses deux fils : Hans et Lucas-le-jeune ainsi qu’une dizaine de peintres. L’énorme succès que son atelier rencontrait l’incita à décliner ses tableaux sous des formes variées. Il mit au point des standards interchangeables de mains, pieds, attitudes, etc… consignés dans des catalogues qui lui permettaient une production quasi industrielle !

On a recensé pas moins de 39 Vénus, 35 Lucrèce, 35 Eve 19 Judith et 12 Aphrodite sorties de son atelier.

Son style est reconnaissable entre tous : la taille de ses dames est souple, le corps longiligne, les seins menus, le visage en cœur, les yeux en amande et le teint laiteux. C’était un canon de nus qu’il avait mis au point au fil des ans pour être facilement reproductible.

UNE SIGNATURE TRÈS … PERSONNELLE

Le roi Frédéric III de Saxe lui avait accordé des armoiries dont l’animal héraldique lui servira de signature. Il s’agissait d’un serpent aux ailes déployées. Après la mort de son fils aîné en 1537 à l’âge de 23 ans, sa signature en portera le deuil… Désormais, le serpent aura ses ailes abaissées.

MIEUX LE CONNAITRE

Exposition au Musée du Luxembourg à Paris

« Lucas Cranach et son temps » du 9 Février 2011 au 23 Mai 2011

Acrylique Van Gogh par Talens

Mercredi 17 novembre 2010

Je cherchais une remplaçante à l’ancienne gamme d’acrylique Polyflashe de Lefranc & Bourgeois, et j’ai découvert la superfine Van Gogh aux propriétés presque similaires.

Sa viscosité moyenne autorise aussi bien la peinture en pleine pâte au couteau que les effets d’aquarelle, ce qui la rend très polyvalente. Elle est parfaite pour s’initier à l’acrylique sans avoir à se préoccuper de médiums car elle supporte l’ajout de beaucoup d’eau, contrairement à l’acrylique Liquitex qui est un peu moins facile à maîtriser par un débutant. Ses tubes de 40ml peu encombrants sont également appréciables pour qui a l’habitude de travailler sur petits formats.

Voir la gamme en cliquant ici