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Réussir un portrait

dimanche 20 novembre 2011
Madonne sur huile avec effet craquelé

Madonne sur huile avec effet craquelé

Une lectrice m’a demandé quelques conseils pour réaliser un portrait. Après une réponse sommaire je me suis dis qu’un article plus détaillé sur le sujet pourra aider beaucoup de peintres intéressés par ce thème.

N’hésitez pas d’ ailleurs à me soumettre des idées et des questions. Un article sera l’occasion de vous répondre et d’éclairer nos lanternes.

Revenons au portrait. C’est le sujet sans doute le plus dur en peinture. Pour réaliser un visage, il faut déjà maîtriser le modelé, connaître des règles de proportion et savoir dessiner, bien choisir ses couleurs pour les carnations.

La construction d’un visage, à savoir le placement du nez, de la bouche, des yeux, obéit à quelques règles de proportion. Il faut les connaître. Le mieux est de voir cela dans des livres spécialisés. Pour le modelé, il faut bien reconnaître et percevoir tous les volumes pour bien placer la lumière et les ombres. Ce qui donne du réalisme au portrait. Et pour les couleurs, il faut savoir établir toute une gamme de valeur autour d’un ton chair. Et oui c’est compliqué et ça demande à la foi de l’expérience et de la technique.

Cependant voici quelques astuces pour contourner toutes ces connaissances énoncées et limiter les difficultés.

Vous avez votre cobaye, prenez une jolie photo de cette personne. Attention, veillez à ce que la lumière vienne de côté et d’en haut, et pas de face. On aura ainsi sur notre cliché la juste position des ombres et lumières. Faites un tirage à la dimension de votre toile. Faites aussi un tirage noir et blanc, plus facile pour discerner les traits. A partir de ce tirage, sur la toile dessinez en décalquant votre portrait. Non c’est pas de la triche !

C’est fait ! Passons à la couleur. On va organiser notre palette autour de 3 valeurs. La première sera un ton chair moyen composé de blanc, d’ocre jaune, de rouge, d’orange, de terre de sienne brûlée. Suivant la couleur de peau de votre modèle, plus ou moins bronzé, mat, pâle, il faut trouver le bon mélange.

Ensuite avec une pointe de ce mélange plus du blanc et une pointe de jaune, on a la valeur claire pour les lumières. Pour les ombres, on prendra directement de la terre de sienne brûlée, avec une pointe de notre mélange de base, plus une pointe d’orange amorcer le dégradé avec la valeur moyenne. On peut aussi prendre de la terre d’ombre brûlée.

Dans un premier temps il faut poser ces valeurs sans chercher à les fondre à la brosse. C’est seulement après les avoir mises en place que l’on attaquera les fondus et dégradés. Ensuite on précise le boulot avec des renforts d’ombre, de lumière tout en finesse avec une martre. On n’oubliera pas quelques ombres grises dans le blanc de l’œil (sur le côté et sous la paupière). Ensuite vient quelques touches de blanc légèrement teinté de jaune, pour des éclats de brillance sur la peau. Pour l’effet de brillance des cheveux, on prend du blanc teinté soit avec de l’ocre jaune pour une chevelure châtain, soit du gris bleuté pour des cheveux noirs, et du blanc pur pour les cheveux blonds.

On laisse sécher ce travail. Dernière étape, on corrigera toutes ces valeurs avec des glacis. Ainsi on pourra renforcer des ombres, des lumières, mais aussi rougir les oreilles, les paupières, les joues, lèvres, suivant les nuances apparentes sur la photo.

Il faudra certainement plus d’un essai pour parvenir à un résultat satisfaisant. Soyez persévérant et patient ! Et bientôt vous pourrez peindre de sympathiques portraits.

F.M.P ?

vendredi 30 septembre 2011

F.M.P.

Non ce ne sont pas les initiales d’un parti politique, mais celle des formats classiques et standards des châssis de tableaux. A savoir :

F pour figure.

M pour marine.

P pour paysage.

Ainsi au dos de chaque toile vous trouverez ces lettres précédées d’un nombre indiquant la dimension.

Il est donc d’usage par exemple, pour peindre un paysage de prendre une toile au format adapté, du 8P, du 12P, du 15P etc.

Cela dit mon intention est de vous amener à sortir de ces clichés et stéréotypes. En effet bien que dans la peinture « académique » ces formats sont des impératifs, il est très intéressant de voir autrement. Et ce pour donner une autre dimension, au sens propre et figuré à nos toiles.

Un paysage traité sur un format marine donnera une vision panoramique qui augmentera la sensation d’espace. En prenant ce même format marine, mais cette fois à la verticale, avec une grande proportion pour le ciel, les éléments terrestres paraitront minimes. Une nature morte aussi sera d’un très bel effet sur des formats marine ou paysage. Il n’y a donc aucune restriction pourvu que l’équilibre soit respecté.

Le format a une grande importance puisqu’il insuffle une sensation à l’œuvre. Ce n’est donc pas un critère à négliger.

Voir le tableau des formats français : cliquer ici

Des fleurs ? Vous avez dit des fleurs ?

lundi 15 août 2011
Orchidées

Orchidées

Petit conseil pour plus d’équilibre dans la composition de nos œuvres et notamment des natures mortes. Lorsque l’on dessine notre sujet sur la toile on veille toujours à bien répartir nos éléments pour un juste équilibre des masses et formes.

On respecte les règles de proportions et puis une fois le dessin abouti on passe à la peinture.

Seulement il ne faut pas oublier un détail qui a son importance et qui n’apparaît que lors de la mise en couleur. C’est les ombres portées. Celles-ci peuvent déséquilibrer notre composition en décalant le sujet d’un côté. Il faudra donc toujours anticiper ces ombres et les intégrer dans notre sujet pour une parfaite harmonie des masses.

Voyons pour exemple ce tableau réalisé par Roland Charbonnier. Encore lui ! J’adore ses tableaux. Le pot est légèrement décalé sur la gauche pour libérer l’espace à droite pour l’ombre au sol. Aussi la grosse feuille à gauche fait le pendant avec les feuilles de droite plus l’ombre. L’équilibre est ainsi constitué. Elles seraient jolies ces orchidées dans ma chambre. Je ne désespère pas, il finira bien par m’offrir un tableau le bougre.

😉