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Quelles sont les caractéristiques d’un tableau réussi ?

vendredi 22 novembre 2013

 

Nous avons déjà comme première composante un dessin équilibré, avec une bonne répartition des masses et volumes. Ensuite le choix des couleurs est important pour une belle harmonie d’ensemble, avec un travail de celles-ci maîtrisé pour l’exécution du modelé, de la profondeur, des contrastes.

Dernier détail important : le coup de brosse !!

Je l’ai déjà évoqué lors d’article précédent, on relève beaucoup de maladresse dans le coup de brosse, parmi de nombreux tableaux d’amateurs. L’erreur la plus récurrente est de vouloir suggérer le volume ou la forme de l’objet en donnant un sens aux marques imprimées par  la brosse sur la toile, aux touches de pinceau. Par exemple j’ai souvent vu peindre de manière circulaire pour réaliser une pomme, un citron, une tomate. Un citron c’est rond, alors on tourne la brosse en rond et ainsi par ce sens donné aux touches on exprime ce volume !!! Et bien cette logique ne fonctionne pas !! Au contraire elle donne une écriture naïve à l’œuvre. C’est le modelé (travail d’ombre et lumière) et lui seul qui exprime la forme, le volume

Il faut dans tous les cas avec une touche irrégulière. Tournoyer sa brosse quelque soit le sujet sera du meilleur effet. Ainsi on évitera de lisser à l’horizontale nos ciels, et toutes surfaces planes (maison, chemin, champs, etc.) et de suivre les contours de toutes autres formes.

Une touche vive, tournoyante, sera plus expressive, dynamique et jolie.

Pour aller plus loin :

Un peu de lecture

 

 

 

 

L’équilibre des couleurs

jeudi 1 décembre 2011

Maintenant passons à une petite analyse technique de la peinture des maîtres anciens. Une analyse qui servira de règle à comprendre et à surtout appliquer.

Si l’on étudie avec soin la peinture académique, et plus précisément les couleurs utilisées par les maîtres anciens on remarque ceci : dans pratiquement tous les tableaux on retrouve les 3 couleurs fondamentales : bleu, rouge et jaune. Je ne parle pas de couleurs primaires car le terme et la définition de celles-ci sont des notions relativement récentes dans l’histoire de la peinture.

Utilisation des couleurs

Utilisation des couleurs

Pour le bleu, on le perçoit soit, dans le ciel des paysages, bien souvent dans les drapés, ou plus subtilement dans des gris colorés. Avec encore plus de subtilité, ce bleu est présent, indirectement, en mélange avec du jaune, donc dans du vert. Dans ce cas, on aura alors en face, pour l’équilibre, un beau rouge fort et puissant.

Ce rouge, s’il n’est pas utilisé pour les drapés, les fruits, les fleurs, peut lui aussi être présent indirectement sous forme d’orangé, pour les carnations par exemple, ou de brun rouge pour les fonds, les ombres et feuillage etc.

Le jaune est souvent présent dans drapés et éléments dorés.

C’est ainsi que l’équilibre des couleurs est organisé. Pour exemples et discerner lisiblement cette association de couleurs, il suffit de contempler les tableaux et fresques de Rubens, Léonard de Vinci, Botticelli, Michel-Ange, Boucher, David, Ingres, Corot, Manet etc.

Toutes ces toiles et peinture ont en commun la présence de ces 3 couleurs fondamentales, comme une juste équation des couleurs assurant une harmonie et un équilibre parfaits. Parfois c’est juste un petit détail qui assure leur présence, tel le ruban rouge dans le tableau de Vermeer « la dentelière ».

Et même si bon nombres de magnifiques peintures n’obéissent à aucunes théories et donc ne respectent pas cette règle, la mettre en pratique nous assure de beaux tableaux.