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Pink Floyd à travers les âges

jeudi 2 mars 2017

Aujourd’hui, je vous propose de découvrir un article hors du commun, qui se démarque de ce que j’ai l’habitude de vous proposer. La raison est simple : il y a plusieurs semaines maintenant, ma responsable est entrée dans mon bureau, portée par une puissante énergie, les yeux brillants d’impatience, un sourire difficilement retenu, pour me dire : « Camille, on va faire une journée Pink Floyd ! »

Alors oui, bien sûr que je connais Pink Floyd, mais je suis -j’étais !- loin d’imaginer à quel point ce groupe de musique dessine et façonne le monde de la musique depuis de nombreuses années. L’aventure des Pink Floyd a tout de même débuté au début des années 1960 : 1962 très exactement. Pour vous donner une idée, et n’en déplaise à ma maman que j’aime tendrement, ma mère avait 2 ans ! Quand on sait que le dernier album des Pink Floyd est sorti en 2014, alors que, moi, sa fille, j’en avais 15, on comprend tout de suite à quel point de groupe est intergénérationnel. Mieux : depuis leur début, les musique du groupe des Pink Floyd toujours été futuristes, uniques, et n’ont jamais vieillis.

Des flamants roses pas très Pink Floyd

L’aventure a débuté en 1962 avec Nick Mason, Richard Bright et Roger Waters. Avant de s’appeler « Pink Floyd », le groupe a changé -de nombreuses fois- de nom : « Sigma 6″ ou « The Architectural Abdabs » lors des premières formations du groupe, puis « Leonard’s Lodgers », « Tea Set »… et finalement « The Pink Floyd Sound », sur demande de Syd Barret.

Le saviez-vous ? Contrairement à une idée largement répandue en France, le nom « Pink Floyd » n’a rien à voir avec des flamants roses !

Syd Barrett, en proposant ce nom , faisait référencement aux musiciens Pink Anderson et Floyd Council ! Ces deux as de la musique étaient reconnus dans le monde du blues. À travers le nom « The Pink Floyd Sound » le groupe a mis en évidence les influences de sons blues dans sa musique rock. Très vite, le nom deviendra -et restera- « Pink Floyd ».

Le début de carrière très remarqué des Pink Floyd

The piper at the Gates of Dawn -

The piper at the Gates of Dawn – 1967

Mars 1967 marque le début de la reconnaissance du groupe : lors du concert qu’il donne à Londres, il s’exprime en alliant des effets de lumière, de son et de pyrotechnie. Le succès est tel que ma maison de disque EMI leur fait signer un contrat, permettant la sortie de leur premier album « The Piper at the Gates of Dawn ». Les premiers 45 tours sortent, accompagnés des premiers succès. Nous  retenons notamment « Arnold Layne » et « See Emily Play ». Ce titre reste, plusieurs semaines durant, dans le Top 10 Anglais.

Seulement, le leader du groupe, Syd Barrett, commence peu à peu à perdre pieds. Drogue, stress, célébrité et les bouleversements dont elle s’accompagne… Les absences de Barrett deviennent récurrentes. Absence lors des répétitions, oubli de concerts, blocage sur scène… Les membres du groupe réagissent et font appel à David Gilmour dès la fin de l’année 1967. Grâce à Gilmour, le groupe retrouve un guitariste. Au mois d’avril 1968, le départ de Syd Barrett est officialisé.

Le saviez-vous ? Après son départ des Pink Floyd en 1968 et son arrêt de la musique en 1974, Syd Barrett s’est consacré à la peinture ! Pour visualiser certaines de ses œuvres, cliquez ici.

Le second album des Pink Floyd, « A saucerful of Secrets » est sorti en juin 1968. Il contient les dernières influences de Barrett grâce au titre « Jugband Blues », prenant toutefois une tournure plus rock. Cet album connait un grand succès, permettant au groupe d’entamer une tournée mondiale. L’image du groupe est totalement redorée : les Floyd ont su prouver leur grande valeur. Si bien qu’en 1969 et 1972 ils composent les musiques des films « More »  et « La Vallée« .

La bande son du film « More », sortie sous la forme d’un album, a été retravaillé pour aboutir au double album… « Ummagumma » !

A saucerful of Secrets 1967 - Ummagumma 1969

A saucerful of Secrets 1967 – Ummagumma 1969

S’en suivent alors des années de succès, de concerts, de tournées.. et de nouveaux albums -de gauche à droite- : « Atom Heart Mother » sorti en 1970, « Meddle » en 1971, « Obscured by Clouds » en 1972..

album pink floyd atom mother meddle

Le fascinant « Dark Side of the Moon »

L’année 1973 est une année grandiose pour le groupe des Pink Floyd. Le grandiose Dark Side of the Moon voit le jour en mars 1973. Tout, autour de l’album, est fascinant. La pochette de l’album déjà ! Volontairement, le groupe et leur management ont souhaité qu’aucune indication n’apparaisse : ni le nom du groupe, ni celui de l’album, ni quoi que ce soit d’ailleurs… seulement ce dessin, ce mythique dessin, sur fond noir.

the dark side of the moon

 

Le studio qui a réalisé ce petit chef-d’oeuvre n’est autre que celui qui a réalisé la pochette des albums « Atom Heart Mother » (avec la vache) et « Meddle » (le nez). Pour la pochette de « The Dark Side of the Moon », le studio a soumis plusieurs propositions au groupe.

D’après l’histoire, les membres du groupe, lorsqu’ils auraient vu ce prisme, traversé d’un faisceau de couleur se décomposant, se seraient immédiatement exclamés en cœur « c’est celui-là! ».

Cet album est particulièrement apprécié pour la qualité de ses textes. En effet, la plume de Roger Waters séduit et fascine tant elle aborde des sujets aussi fondamentaux que délicats : la vie, la mort, la vieillesse, l’argent mais également la folie et le travail.

L’album « The Dark Side of the Moon » détient à ce jour un record incroyable : rester pendant 15 ans parmi les 200 meilleures ventes d’album ! Grâce au succès de cet album, les Pink Floyd revisitent leurs concerts : jeux de lumière, projection de film, effets théâtraux…  Les tournées s’enchaînent eu Europe et en Amérique.

Après un tel succès toutefois, le groupe connait de gros passages à vide, proche de la rupture, ou s’essayant à des projets de musique avec des accessoires peu ordinaires, en vain.

À partir de septembre 1975, le groupe fait, comme un retour aux sources, des hommages à Syd Barrett à travers plusieurs textes de l’album « Wish you were here ». Avec ses paroles touchantes « comme j’aurai aimé que tu sois là » (traduction française), le groupe réussit à faire venir Syd Barrett dans les studios d’enregistrement. Cet album, qualifié de « planant » permet également au groupe d’extérioriser des tensions internes, de jouer sur l’émotion.

Il existe deux visuels de l’album « Wish you were here ». En effet, la pochette mondialement connu des deux hommes dans une poignée de main n’est que la seconde édition de l’album ! L’originale, sur fond noir, est un grand plan de deux mains mécaniques.

Pochettes d'album "Wish you were here"

Pochettes d’album « Wish you were here »

Les années suivantes sont marquées par la sortie d’album tels « Animals » en 1977, avec sa célèbre pochette où l’on voit « Algie »,

Animals

Animals

cet énorme cochon volant au dessus d’une usine de Londres. L’animal devient un acteur régulier dans les tournées en Europe et en Amérique suite à la sortie de l’album. Mais le groupe connaîtra, une fois encore, des passages à vides remarqués. Ces pèriodes mettent en avant les différences entre les membres du groupe. Gilmour, Wright et Waters travaillent d’ailleurs, dans les années 1977/1978, chacun de leur côté sur des projets en solitaire.

Le magnifique « The Wall »

Roger Waters, durant l’été 1978, travaille sur un nouveau projet pour le groupe. C’est ainsi qu’à la fin de l’année 1979, l’album « The Wall » voit le jour. Il contient des titres composés et interprétés par Roger Waters. Bien que le succès ne soit pas à la hauteur des attentes du groupe, il faut tout de même reconnaitre qu’aujourd’hui encore le titre « Another Brick in the Wall » passe à la radio, et est connu de tous, quelle que soit notre génération.

Pink-Floyd-The-Wall

Cet album annonce également une série de concerts grandioses, proches de l’opéra-rock. D’ailleurs, pendant les concerts, les membres du groupe ne ménagent pas leur jeu de scène, et construisent un mur à l’aide de carton, et le détruisent à la fin de leur performance.

La tournée associée à « The Wall » ne pouvait couvrir que quatre lieux: Los Angeles, New York, Londres et Dortmund. Toutefois, Roger Waters joue en 1990 à Berlin pour commémorer la chute… du mur de Berlin.

Après l’arrêt de la tournée sort le film « The Wall », mettant en scène l’anti-héros imaginé par Roger Waters : Pink.

Au cours des années suivantes, Roger Waters prend une place de plus en plus importante au sein du groupe, au point de laisser les autres membres du groupe dans l’ombre. FloydFC-Cover01En effet, ces derniers le vivent de plus en plus mal, et se voient relayés par Waters au rang de « simple musicien », jugés par celui-ci comme n’ayant plus de « potentiel créatif ».

En 1983, l’album « The Final Cut » est d’ailleurs entièrement composé par Roger Waters.

Finalement, en 1985 Roger Waters annonce son départ des Pink Floyd. David Gilmour et Nick Mason décident de prendre en main le destin du groupe.

Le mystique « Division Bell »

En 1987, le premier album des Pink Floyd sans Roger Waters sort : « A Momentary lapse of Reason ». Le succès est au rendez-vous, bientôt suivi de l’album « Delicate Sound of Thunder ».

pink floyd

Il faudra toutefois attendre 1994 et la sortie de « The Division Bell » pour de nouveau profiter d’un album résultant d’un travail collectif des Pink Floyd, rejoint entre-temps par Rick Wright. Cet album, avec ses morceaux improvisés et ses célèbres rythmes est également le dernier du groupe enregistré en studio.

La tournée qui s’en suit est énorme et reste à ce jour l’une des plus importante de l’histoire du rock.

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Les Pink Floyd, une histoire qui continue…

En 2005, pour la première fois depuis des dizaines d’année, le groupe se réunit au complet à l’occasion d’un concert à Londres pour le Live 8.

live8

Un an plus tard, Syd Barrett décède. Ses camarades organisent un concert à sa mémoire, mais ne jouent pourtant plus ensemble. En 2008, Rick Wright décède à son tour.

Toutefois, durant l’été 2014 sort l’album « The endless River ». Principalement instrumental, il sonne non seulement comme un hommage à Rick Wright mais aussi comme une note de fin…

Pink_Floyd_-_The_Endless_River_(Artwork)

 

Voici donc l’histoire fabuleuse de ce groupe unique. Leurs musiques intemporelles résonnent en chacun de nous, nous parlent, nous transportent… et ce quel que soit notre âge.

Pour aller plus loin :

– un site créé par la famille de Syd Barrett, dédié à cet artiste : http://www.sydbarrett.com/

– l’histoire des Pink Floyd, période par période : http://www.pink-floyd-story.info/pink-floyd-histoire.htm

 Quand Pink Floyd inspire les peintres, le 4 mars chez Label Art

9 heures de performances participatives autour de l’acrylique, mixed-medias, techniques mixtes, aquarelle.

Les artistes se succèdent ou travaillent en parallèle sur le son psychédélique de Pink Floyd toute la journée

A cette occasion, un concert Tribute to Pink Floyd, jeu concours et cocktails psychédéliques. Ateliers participatifs.

Gratuit.

Label Art, chemin des Delphiniums, quartier Bassaquet, 83140 Six-Fours

Pour en savoir plus sur la journée et venir chez nous, cliquez ici :

Le Lab présente Quand Pink Floyd inspire les peintres

 

Camille de Label Art