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Travailler la profondeur et le modelé

dimanche 6 novembre 2011

Une des règles principales en peinture, pour à la fois donner de la profondeur et travailler le modelé, est de jouer sur les valeurs. Lorsque je parle de valeur, c’est toutes les nuances perceptibles entre le clair et le foncé, quelque soit la couleur de base.

Une couleur peut donc s’exprimer en différentes valeurs. Par exemple, pour le bleu, nous avons toute une gamme allant du bleu très clair au bleu nuit. Ces nuances sont utiles pour représenter le modelé d’un objet, à savoir sa partie éclairée et sa zone d’ombre, en passant par sa couleur de base dite valeur moyenne.

Elles sont aussi utiles pour exprimer la perspective dans le cadre précisément d’un paysage. A savoir que les couleurs s’estompent vers l’horizon. Pour maitriser cette notion il est très intéressant de travailler en « grisaille ». Ainsi en utilisant qu’une seule couleur on apprend à jouer et se servir des valeurs.

Exactement comme on le fait en dessin avec juste une mine graphite. C’est premièrement un excellent exercice, et de plus cela produit de jolis tableaux. Pour ce faire on choisira de préférence comme couleur de base forte, de la terre d’ombre brulée ou naturelle, de la terre de sienne brulée, du gris de Payne, du brun, ou du noir (moins élégant tout de même). A cette couleur, on mélangera plus ou moins de blanc pour obtenir tout un jeu de nuances.

Utilisation des couleurs

Utilisation des couleurs

Sur cette photo d’un tableau d’étude, réalisé avec du blanc et de la terre de sienne brûlée, la profondeur est subtilement représentée, avec des valeurs claires au lointain, et plus foncées au premier plan. Le modelé est aussi savamment exprimé avec ce jeu de valeurs. De plus le résultat est très élégant !

Au XVIIIème siècle ce genre de peinture était même très prisé.

L’utilisation de plusieurs couleurs nous piège parfois, car au lieu de multiplier les valeurs et donner ainsi du réalisme au sujet, on nuance et contraste juste avec des différences de couleurs.

Petite devinette : Quelle est la différence entre un vernis à peindre, à retoucher et à tableaux ?

jeudi 6 octobre 2011

La solution est toute simple mais il est bon de comprendre ce qui fait leur spécificité. Je précise que nous sommes ici dans le registre peinture à l’huile.

Tout d’abord, qu’est ce qu’un vernis ? C’est un composé de résine grasse, et de solvant. Dans la catégorie résine grasse, il en existe plusieurs qui chacune à un caractère bien précis. Cela va de la dureté après séchage, à la souplesse en passant par sa vitesse de séchage. Les résines les plus courantes que l’on peut acheter sont :

Les formules modernes :

les « acrylique » : séchage rapide et aspect satiné. Non jaunissant.

les « cétonique » : séchage plus rapide et plus brillant. Non jaunissant.

Issue de recettes traditionnelles.

les « mastic » : Beau brillant, très résistant, séchage rapide mais reste collant plus longtemps. Jaunissant.

Les « dammar » : très capricieux ! séchage lent. Très brillant. Sensible à l’humidité. Jaunissant. A déconseiller.

Les « copal » : très résistant. Séchage rapide. Très brillant. Jaunissant également.

Ajouté à cette résine il y a de l’essence, de pétrole ou de térébenthine. L’essence de pétrole s’évapore plus vite et à tendance à diminuer la brillance.

Voila pour la composition d’un vernis à tableau, ou plus précisément, vernis de finition.

A noter qu’un tel vernis se pose au bout de 4 à 8 mois, sur une œuvre terminée, pour éviter les accidents (craquelures et frisures). Pas avant !

Si l’on augmente la quantité d’essence dans ces formulations, on obtient ce que l’on appelle un vernis à retoucher. Celui-ci a une prise encore plus rapide. Il permet de reprendre une fois l’œuvre terminée quelques détails, ou de nourrir les embus (zones de matité faisant tâche).Mais ce n’est donc pas un vernis définitif.

C’est juste un vernis de transition pour quelques retouches.

Puis nous avons le vernis à peindre. Là, l’appellation est trompeuse puisqu’il s’agit tout simplement de médium, pour exécuter son tableau. Il est moins chargé en résine que le vernis à retoucher.

L’idéal, est de conserver le même type de résine pour son tableau, du médium à peindre jusqu’au vernis. Ainsi on évite tout problème de séchage et compatibilité.

En finition, on a le choix entre du satiné ou du brillant. Les vernis mat à tableaux n’existent pas réellement. Si l’on recherche la matité, il faut utiliser un médium à peindre mat et oublier le vernis en finition.

Et pour finir, évitez absolument les vernis de grandes surfaces (polyuréthane, acrylique, glycéro, alkyde uréthane). Ils ne sont pas adaptés et jaunissent terriblement.

F.M.P ?

vendredi 30 septembre 2011

F.M.P.

Non ce ne sont pas les initiales d’un parti politique, mais celle des formats classiques et standards des châssis de tableaux. A savoir :

F pour figure.

M pour marine.

P pour paysage.

Ainsi au dos de chaque toile vous trouverez ces lettres précédées d’un nombre indiquant la dimension.

Il est donc d’usage par exemple, pour peindre un paysage de prendre une toile au format adapté, du 8P, du 12P, du 15P etc.

Cela dit mon intention est de vous amener à sortir de ces clichés et stéréotypes. En effet bien que dans la peinture « académique » ces formats sont des impératifs, il est très intéressant de voir autrement. Et ce pour donner une autre dimension, au sens propre et figuré à nos toiles.

Un paysage traité sur un format marine donnera une vision panoramique qui augmentera la sensation d’espace. En prenant ce même format marine, mais cette fois à la verticale, avec une grande proportion pour le ciel, les éléments terrestres paraitront minimes. Une nature morte aussi sera d’un très bel effet sur des formats marine ou paysage. Il n’y a donc aucune restriction pourvu que l’équilibre soit respecté.

Le format a une grande importance puisqu’il insuffle une sensation à l’œuvre. Ce n’est donc pas un critère à négliger.

Voir le tableau des formats français : cliquer ici