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La terre d’ombre naturelle : un atout idéal pour votre palette

dimanche 2 septembre 2012

 

Parmi mes couleurs préférées, je vous présente la terre d’ombre naturelle. Elle figure toujours sur ma palette. C’est une couleur que j’utilise en mélange pour salir ou ternir une autre, ou pour obtenir des gris chauds. Juste une pointe suffira. Quand on veut rabattre une couleur trop vive et casser sa luminosité, la terre d’ombre naturelle est l’atout idéal. Le noir est trop violent et trop froid pour ce type d’utilisation.

Sur un travail sec, je l’utilise aussi en glacis. Elle produit ainsi à l’œuvre une patine qui donne un aspect ancien, vieilli. Pour les paysages à l’ancienne et surtout les ciels c’est au top. En léger frottement on peut salir une surface pour la patiner. Pour exemple les pages d’un livre ouvert prendront de l’âge avec cette couleur appliquée en frottis. De même pour tout objet d’une nature morte.

C’est surtout à l’huile et à l’acrylique que cette couleur remplie toutes ces fonctions et fait merveille. Son utilisation à l’aquarelle est plus délicate et risque de tout gâcher.

Attention à ne pas la confondre avec sa grande sœur, la terre d’ombre brûlée.

 

Découvrir la nuance terre d’ombre naturelle

côté huile :

Chez Royal Talens

Chez Lefranc & Bourgeois

Chez Winsor & Newton

Chez Sennelier

Côté acrylique

Chez Royal Talens

Chez Liquitex

Chez Raphaël

  • En tube de 100 ml

Chez Lefranc & Bourgeois

Fine en tube de 60 ml

Chez Winsor & Newton

Artist’s en tube de 60 ml

 

Travailler les fonds alla prima

lundi 2 avril 2012

J’ai évoqué lors d’un article précédent l’utilité de recouvrir la toile d’un jus de couleur avant d’attaquer la peinture. Je vous ai parlé alors d’un fond jaune, fait d’un mélange de blanc et d’ocre jaune. C’est un plus et un atout important surtout en travail alla prima. Il permet de ne pas charger en peinture pour couvrir la toile blanche (qui n’existe plus donc). Il existe une autre alternative, qui amène à travailler différemment.

Beaucoup de maîtres anciens, et notamment les peintres flamands démarraient leur œuvres sur un fond très foncé, brun. Rembrandt, pour ne citer que lui travaillait ainsi.

Sur ce fond, il chargeait progressivement avec des couleurs claires et couvrantes pour faire naître ses sujets. Ainsi peints, les personnages, les natures mortes semblent émergés de l’obscurité. Seule la lumière révèle le sujet. C’est une méthode efficace pour peindre façon « clair obscur ». Il faut choisir alors des couleurs opaques pour couvrir sur ce fond sombre. Cette méthode amène soit, à travailler très en pâte, à charger en matière, ou à multiplier les couches pour progressivement monter en couleur et lumière.

Le mieux pour s’en rendre compte est encore de se rendre au musée pour observer la touche et la matière. Vous serez même surpris quelquefois par l’épaisseur de la peinture, et surtout sur les tableaux de Rembrandt.

Côté pratique, un simple fond réalisé avec une peinture acrylique brun (terre d’ombre brûlée, brun van Dyck, terre de Cassel) sur la toile suffit.