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Comment peindre des aquarelles hautes en caractère ?

lundi 8 octobre 2012

Sur la plupart des aquarelles que je vois lors d’exposition d’amateur, les couleurs sont toujours légères et douces. Il est vrai que ce matériel est idéal pour réaliser des peintures toutes en douceur et clarté. Si bien que l’adjectif « aquarellé » définit maintenant des couleurs claires et lumineuses, tant en décoration qu’en peinture.

Pourtant même à l’aquarelle il est possible de forcer les valeurs jusqu’à obtenir des couleurs foncées et denses. C’est avec la quantité d’eau que l’on joue sur la couleur. Et bien avec vraiment très très peu d’eau on peut avoir des couleurs très fortes et foncées. Le mieux pour ce faire est de travailler avec de l’aquarelle en tube. Elle est plus facile à manier pour ce type de traitement, car déjà fluide. Ensuite on choisit un papier très épais, au fort pouvoir d’absorption pour superposer différents jus afin de forcer la teinte. Il y a des papiers qui saturent dans lesquels la peinture reste en surface et ne pénètre pas. Ils ne sont pas idéaux dans ce cas. Je ne répéterai jamais assez que l’expérimentation est nécessaire pour trouver son papier idéal.

Tentez l’expérience. Procurez vous de l’aquarelle en tube, et forcez les couleurs.

Les contrastes sont si beaux quand ils sont bien marqués.

C’est d’autant le moment que Sennelier vous offre une palette totalement remaniée, l’aquarelle au miel. Pour ceux qui n’ont pas eu encore le bonheur de la découvrir, je vous invite à relire ce billet :

Et Sennelier réinvente l’aquarelle

Les papiers Clairefontaine à grain torchon constituent une surface idéale pour une aquarelle forte, et hautes en couleurs :

Voir la gamme Etival

Voir la gamme Fontaine

Les coffrets d’aquarelle : pratiques pour une palette équilibrée et harmonieuses


Travailler en pâte avec le médium flamand Lefranc & Bourgeois

jeudi 8 décembre 2011

Petit rappel sur l’utilité des médiums dans le cas bien précis de la peinture au couteau…à l’huile.

J’en connais, qui ne s’embêtent pas et utilisent directement, telle quelle, la peinture sortie du tube. Je ne les dénoncerai pas mais j’ai des noms !! 😉

Je sais ça marche. Mais cela présente quelques inconvénients, et surtout celui de ne pas assurer une bonne pérennité à l’œuvre. Je le rappelle, la peinture en tube est très pauvre en résine. Elle ne contient que le juste nécessaire d’huile pour assurer la liaison des pigments. Pour réaliser nos tableaux il faut enrichir la peinture de résine, et lui apporter toute les qualités nécessaires à son durcissement et sa stabilité.

Peindre au couteau sans médium c’est s’exposer à des craquelures, des embus, un séchage long, et des « frisures ».

Tous les médiums à l’huile ne sont pas adaptés à la peinture au couteau. Sont à proscrire donc les médiums fluides. Au top, il y a le médium flamand de Lefranc & Bourgeois. Il est très épais, collant et ne dénature pas les couleurs. Il existe des médiums d’empâtement qui contiennent une charge blanche (blanc de zinc, de craie ou autre) qui éclaircissent les couleurs. Je ne les conseille pas pour cette raison bien qu’efficaces pour de lourds empâtements.

Le médium flamand est de loin mon préféré.

Pour l’utiliser il suffit sur la palette de mélanger à une grosse noix de peinture avec une petite noix de médium. Soit en volume : 2/3 peinture, 1/3 médium. On effectue ce type de mélange pour chaque couleur sur sa palette. Ensuite on attaque ces empâtements sur la toile en piochant de-ci de-là nos couleurs comme on le fait habituellement. Attention tout de même, l’huile ne permet pas sans danger de fort empâtement. Il faut rester raisonnable et se limiter à des épaisseurs au maximum de 3mm.

Et si l’on veut plus d’épaisseur et ainsi sculpter la toile, le mieux est de travailler tout à l’acrylique.

Evitons le gâchis !

dimanche 4 septembre 2011

J’ai souvent vu, des palettes recouvertes de peinture, être essuyées complètement pour recommencer ses mélanges. Ainsi une quantité non négligeable de peinture part à la poubelle. J’avoue l’avoir fait à maintes reprises, pour adopter au final une technique me permettant de ne gâcher aucune peinture, et surtout réussir à coup sur, mes mélanges pour trouver la couleur souhaitée.

  1. Premier conseil : quand c’est mal parti, faut pas insister ! Un mélange dès le départ raté, n’est pas rattrapable. Inutile donc de charger avec d’autre couleur ou du blanc pour essayer de corriger le tir.
  2. Deuxième conseil : A ne pas faire : on prépare sa couleur, on obtient une nuance pas trop mal mais trop foncée, alors on ajoute du blanc, puis encore du blanc, et encore du blanc, et hop on se retrouve avec une quantité impressionnante de la couleur souhaitée !!! Halte au gaspillage ! Dans ce cas il vaut mieux mettre dans du blanc un peu de son mélange de base. Généralement, pour rechercher une couleur clair, on part du blanc, dans lequel on va progressivement ajouter de la couleur. Par exemple, pour peindre un ciel, et trouver un beau bleu clair, c’est ainsi qu’il faut faire.
  3. Troisième conseil : Il découle d’une loi que je vous ai déjà exposée. C’est le principe qui veut que dès lors que l’on mélange deux pigments, on tend vers le gris ; le fameux système soustractif de la peinture. Donc il ne sert à rien de chercher à obtenir une jolie nuance en piochant de-ci de-là des couleurs sur la palette. A force de rajout on ne fait que ternir son mélange. On gâche de la peinture. Limitez toujours vos mélanges à deux ou trois couleurs, toujours proches sur le cercle chromatique.
  4. Dernier conseil : Attention à ne pas surestimer votre consommation et donc trop sortir de la couleur du tube. C’est un conseil qui parait évident, mais on fait souvent cette bêtise ! Sur ce point je suis incorrigible ! J’avoue, c’est plus fort que moi, j’aime avoir sur ma palette de grosse boulette de couleur.

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