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Les couleurs à ne pas acheter : votre palette et portefeuille vous diront merci !

vendredi 15 juin 2012

Nos chers fabricants ne nous facilitent pas la tâche en nous proposant tant de couleur dans une même gamme. Lesquelles choisir ??? A chacun de composer évidement sa palette selon ses affinités et sa sensibilité.

Cela dit il y a quand même des couleurs à éviter. Si si !!

Inutile d’avoir trente six jaunes, et autant de rouge, de vert et de bleu. Un jaune tendance citron, un autre moyen, un autre foncé, puis de l’ocre jaune, suffiront. Faites le même tri pour chaque couleurs de base. Pas la peine par exemple d’avoir un rouge de cadmium clair, un rouge japonais clair, et un rouge vermillon, car les différences sont très, et trop subtiles.

Autres choses, certaines couleurs conduisent au désastre. J’exagère un tout petit peu. Parmi ces couleurs « maudites », il y a les verts phtalo et Armor. Ce sont des verts hyper vifs, pétants, et froids. Pour peindre des feuillages, des arbres, de l’herbe, c’est une catastrophe. C’est du moins mon avis, mais chacun fait comme il veut.

A éviter aussi les couleurs issues de mélange que l’on peut faire soi même, et aussi bien. Je pense au bleu mélangé à du blanc, aux teintes chair et aux jaunes de Naples.

Voila donc quelques conseils qui réduiront vos dépenses.

 

En ces temps bien difficile, rien n’est négligeable 😉

 

 

Cours sur les dégradés et fondus

lundi 28 novembre 2011

La démo de ce mois est un exercice purement technique.

Roland nous offre avec simplicité et clarté une méthode pour réaliser de beaux dégradés. Ils sont très utiles dans le jeu des valeurs pour le modelé, pour faire de doux fondus et travailler les nuances sans marques et traces.

Pour cet exercice, il faudra sortir sa panoplie de peinture à l’huile.

Je lui cède la parole et l’image :

«  Imaginons devoir peindre une tomate. Si sa valeur moyenne est un beau rouge, pour la mettre en volume, il nous faut composer d’autres valeurs, claires, et foncées. Pour le clair, ce sera un jaune orangé (blanc, jaune, rouge), et pour le foncé, un brun (terre d’ombre brûlée).

Posons ces couleurs l’une à côté de l’autre, et au bon endroit sur notre dessin de tomate. »

« Avec maintenant une brosse propre je vais ramener délicatement ma couleur claire dans ma couleur foncée, et vice et versa, par de petits mouvements de brosse en décrivant des huit, jusqu’à ne plus percevoir de délimitation nette. Même travail toujours avec une brosse propre entre la valeur moyenne et foncée. Voila ! Notre dégradé de valeur est impeccable, dans de subtils et doux fondus »

«  Même exercice avec cette fois une autre base de couleur, le vert. Ce vert moyen est un mélange d’ocre jaune, blanc et vert de vessie. Le clair est du jaune et du vert de vessie, et le foncé un mélange de vert de vessie, de terre verte et terre d’ombre brûlée. On procède à l’identique pour fondre ces couleurs et voila ! Nous avons un beau dégradé de valeurs, pour peindre par exemple un melon. »

« En procédant ainsi le travail des valeurs en dégradé est facile. Sur cette dernière image, vous avez un exemple de couleurs traitées avec cette méthode. Ce qu’il est important de retenir aussi, c’est que pour obtenir ces nuanciers de clair à foncé, je ne me suis pas limité à utiliser qu’une couleur, avec du blanc pour l’éclaircir, et du noir pour la foncer ».

Encore une fois merci Roland pour ce cours. Il parait simple, mais n’est pas dénué d’intérêt. J’ajouterai même que je n’hésite pas à utiliser mes doigts pour réaliser ce type de fondus. C’est pour cela que je me retrouve souvent avec des tâches de peinture sur le bout du nez.

Le modelé en beaux-arts

samedi 19 novembre 2011

Les impressionnistes nous ont laissé en héritage de nouvelles règles et notions de peinture. Dans le souci toujours d’exalter les couleurs, ils ont développé et adopté une nouvelle manière de représenter le modelé. Les fauves par la suite iront même encore plus loin dans ce concept. Jusqu’alors les ombres, propres et portées étaient peintes dans des valeurs foncées en raccord avec la nature et couleur de la matière. Ainsi les ombres propres d’une tomate rouge étaient peintes en brun, celles d’un citron en ocre brun, d’une prune en noir, etc.

Ce style de peinture et de gradation introduit des valeurs sombres dans le tableau. Donc pour éviter cela, mais toujours en gardant l’idée de volume pour le modelé, ils colorèrent leurs ombres avec des valeurs froides et parfois même opposées à la couleur de la matière. Ainsi pour notre tomate rouge, l’ombre devient verte foncée, idem pour le citron et la prune. Dans les feuillages, les drapés, des touches bleutées suggèrent par contraste chaud/froid des ombres. Tout comme l’on fait par la suite les fauves, l’ensemble du tableau peut aussi, que ce soit une nature morte, un paysage, un nu, un portrait, être exempt de valeurs sombres. Seul le rapport chaud, pour les zones lumineuses, et froid, pour les zones non exposées à la lumière crée le volume.

Observez pour exemple, les robes blanches des belles demoiselles de Renoir ; les feuillages lumineux de Monet ; les nus de Gauguin ; les toiles de Seurat, Van Gogh etc.

Attention cela dit !

De cette technique est née une idée fausse par méconnaissance. Je l’ai déjà évoqué dans un autre article. Ce n’est pas systématiquement la couleur opposée qui ainsi crée le modelé. C’est vraiment le rapport chaud/froid. Pour un citron, on peut utiliser du vert pour l’ombre propre par exemple, qui n’est pas la couleur opposée au jaune. Dans un nu, des valeurs bleutées contrasteront à la perfection avec les valeurs chaudes de la chaire.

De plus ces couleurs sont posées sur la surface, elles ne sont pas mélangées (ce qui produirait des gris pas vraiment élégants). Ce n’est donc pas en mélangeant du rouge et du vert que l’on obtiendra une belle ombre froide et colorée pour notre tomate. Ce vert sera juste posé, d’un geste spontané, comme nos amis impressionnistes. Observez à la loupe leurs tableaux pour mieux comprendre.

Comme je dis souvent même si cette citation n’est pas de moi, «  la peinture s’apprend au musée ».

La route des arts N°3

jeudi 27 mai 2010

Label Art a le plaisir de vous faire découvrir sa lettre d’information mensuelle : “La route des arts N°3″, pour la première fois sous la forme d’un magazine de 22 pages Cliquez ici pour la consulter